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Entête - Culture

René Simard : «Revenir sur scène, c’est un privilège»

Après un silence d’une bonne dizaine d’années, René Simard lançait, en avril 2015, un 51e album intitulé «Nouveau rêve». Il part maintenant en tournée à travers le Québec, trimbalant un spectacle dans lequel il occupe tout le devant de la scène et dont un arrêt est prévu au Théâtre Lionel-Groulx, le jeudi 28 avril.

Cet album, qui contient 12 nouvelles chansons, était d’ailleurs la condition que s’imposait le chanteur avant de remonter sur le planches. «Je ne voulais pas revenir seulement avec mes anciennes chansons. J’ai travaillé pendant trois ans sur l’album et ça me donne de la nouvelle matière à offrir au public. Je voulais dire aux gens où je suis rendu», relate René Simard en entrevue téléphonique.

Fruit d’une collaboration avec André Leclair (qui avait été le directeur musical, en 2005, de Night Fever, une mise en scène de René Simard), ce 51e opus en 45 ans de carrière porte aussi les signatures d’Arnie Roman, Yves Morin, Nelson Minville, Monique Fauteux, Jade Isabel, Jack Nichols, Kaya et Yves Décary.

Comme il était pensé pour un spectacle, poursuit le chanteur, il emprunte une courbe rythmique variée: folk, country, un peu de rock, des ballades aussi. «Je ne voulais pas que ce soit monocorde, pour ne pas dire monotone», dit-il, ajoutant que le même soin a été accordé aux textes, davantage adaptés à l’âge qu’il a et à son vécu. «Chanter Comment ça va? ou  Chante la-la-la, c’est mignon à 20 ans, mais rendu à 55, nos priorités changent; on a nos opinions», exprime-t-il, citant une chanson intitulée Le vrai du faux et qui parle de l’image de soi-même qu’on peut se fabriquer sur les réseaux sociaux : «Un outil extraordinaire qui peut devenir une arme redoutable», dit-il.

Le spectacle

Mais n’allez pas croire que René Simard a perdu sa bonne humeur et ce bonheur qui semble l’habiter depuis qu’on l’a vu, petit garçon, chanter L’Oiseau, en 1970, une chanson qu’il interprètera d’ailleurs, dans son spectacle. «Mais je ne vous dis pas comment!», s’exclame-t-il.

De ce spectacle, on sait qu’il est fait, outre les titres de Nouveau rêve, des chansons qui ont marqué sa carrière depuis les tout débuts. On pense à Un enfant comme les autres, Pascale, Fernando, auxquelles le chanteur ajoute des chansons qu’il a toujours voulu faire, comme Smile, de Charlie Chaplin, qu’il interprète en dansant avec sa fille Rosalie. Notons aussi que quatre musiciens-chanteurs l’accompagnent.

Aussi, le chanteur, qui n’est pas dépourvu d’humour, compte bien s’adresser au public pour lui raconter des histoires aussi vraies que drôles (avec la collaboration de l’auteur Daniel Langlois).

Un espace de liberté

Cet album et ce spectacle, disions-nous, arrivent après un silence d’une dizaines d’années au cours desquelles, souffle-t-il, il a eu des choses à vivre personnellement, et pas toujours faciles. «Mais à un moment donné, on tourne la page, comme on dit», tranche-t-il en soulignant qu’il n’avait pas quitté le métier pour autant, lui qui a porté toutes sortes de chapeaux, ceux de producteur et de metteur en scène, notamment.

«Tout ça fait en sorte que je me sens beaucoup mieux sur une scène, maintenant. Je sais toujours quoi faire et où aller», explique celui qui co-signe la mise en scène de son spectacle, avec Geneviève Dorion. Plus est, la scène est devenu pour lui un espace de liberté absolu, où il s’exprime avec son cœur. «En spectacle, dit-il, je me permets d’être moi-même, une chose que tu ne peux pas nécessairement faire quand tu animes un gala télévisé, par exemple. Les gens qui me voient sur scène, voient le vrai René Simard.»

À propos de son rapport avec le public, justement, René Simard affirme qu’il ne faut jamais le tenir pour acquis. «Je dis le public et non pas mon public, parce que le public ne m’appartient pas. Il faut toujours le séduire. C’est comme une vie de couple, en fait. Il faut l’entretenir. Pour moi, revenir sur scène, c’est un privilège.»

C’est pour ça, enchaîne-t-il, qu’il s’entraîne tous les jours, qu’il n’a pas pris une seule goutte d’alcool depuis le temps des Fêtes et qu’il surveille son alimentation : «J’ai perdu 30 livres!», s’exclame-t-il, un régime nécessaire quand on s’attaque à un spectacle de deux heures et trente minutes,  sans compter les répétitions de Mary Poppins, une comédie musicale dont il est l’une des trois têtes d’affiche et qui sera présenté dès juin, à Montréal. «Une chance que je me couche tôt et que je ne mange pas comme un ogre! Je suis prêt physiquement et psychologiquement à affronter cette grosse année-là», annonce-t-il, invitant le public à un voyage dans le temps et dans son univers musical, à oublier les tracas de la vie pendant quelques heures.

Pour atteindre la billetterie d’Odyscène, visitez le [www.odyscene.com] ou composez le 450-434-4006. Le Théâtre Lionel-Groulx est situé au 100, rue Duquet à Sainte-Thérèse.

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