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remporte le prix du meilleur film

La petite Irlande Côté, en compagnie de la réalisatrice Geneviève Dulude-De Celles.

Une colonie remporte le prix du meilleur film

Prix Écrans canadiens

Le tout premier long métrage de la cinéaste Geneviève Dulude-De Celles, Une colonie, a été sacré meilleur film dans le cadre du gala des Prix Écrans canadiens, tenu dimanche dernier à Toronto, en plus d’y remporter le prix du meilleur premier film. Son interprète principale, Émilie Bierre, y a remporté le prix décerné à la meilleure actrice dans un rôle principal.

Depuis sa sortie dans les festivals, en novembre dernier, puis dans les cinémas, début février, Une colonie accumule les honneurs et se rendait à la compétition torontoise bardé de sept nominations, dont une concernait la petite Irlande Côté, une Boisbriannaise âgée de 9 ans, qui se trouvait en nomination dans la catégorie Meilleure actrice dans un rôle de soutien. Cet honneur lui a échappé au profit de Sarah Godon, laquelle faisait partie de la distribution de La grande noirceur, du réalisateur Maxime Giroux, un film québécois qui a aussi remporté plusieurs prix à Toronto.

Remis pour la 7e fois depuis 2013, les Prix Écrans canadiens (Canadian Screen Awards) sont nés de la fusion des Prix Genie et Gemini, lesquels reconnaissaient respectivement l’excellence canadienne en matière de production cinématographique et télévisuelle.

Une colonie

Tourné en 2017 dans les environs de Saint-Jude, Odanak (village abénaki) et Saint-Hubert, Une colonie nous plonge au cœur et à hauteur de l’adolescence, alors que la jeune Mylia, incarnée par Émilie Bierre, fait timidement ses premiers pas au secondaire.

On devine que tout ce qui a précédé n’a pas été facile, que le rejet et l’intimidation ont notamment marqué son passage au primaire. Le couple formé par ses parents se détériore, la ruralité d’où elle provient attise certains préjugés, bref, l’intégration dans toutes les sphères du monde n’a rien d’évident pour la jeune fille qui se lie d’amitié avec un jeune Abénaki nommé Jimmy (Jacob Whiteduck Lavoie), son voisin de pupitre dans le cours d’Éducation à la vie en société. À partir de là, il est permis de faire tous les liens qu’on veut avec l’appropriation culturelle et territoriale. Le film pose alors des questions sur la position des privilégiés et des puissants, le regard que l’on pose sur l’autre quand on établit soi-même les règles de cette fameuse vie en société.

Dans ce synopsis, le nom d’Irlande Côté figure à côté de celui de Camille, la petite sœur de Mylia, laquelle gère avec difficulté cette transformation qui s’opère chez son ainée. La justesse de son jeu, le registre plutôt vaste des émotions qu’elle arrive à maîtriser et à donner à la caméra s’imposent rapidement, dès les premières images, de sorte que l’on comprend sans peine qu’une telle nomination arrive aussi tôt dans la carrière de la jeune Boisbriannaise.

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