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Entête - Culture

Premier Ciel: revivre Harmonium

Nos amis anglos parleraient d’un revival, lorsqu’on rend hommage à un groupe déterminant pour la musique, mais puisqu’il s’agit du plus grand groupe francophone d’Amérique, alors coiffons le spectacle de Premier Ciel de la formule Revivre Harmonium.

C’est un son de guitare qui ne revient jamais sans une certaine réjouissance pour quiconque a connu la fabuleuse époque d’Harmonium. Dès les premiers accords de la douze cordes, on se dit que ce fut une chance que d’exulter sa jeunesse sur de telles musiques et c’est ce que vous fera revivre Premier Ciel, un spectacle autorisé par Serge Fiori et présenté au Théâtre Lionel-Groulx, le 23 février prochain.

Ils sont sept musiciens pour reproduire les exactes partitions, avec Mathieu Grégoire à la guitare et au chant, qui a une parenté véritable avec la voix de Fiori, ainsi que Sébastien Cloutier, aux guitares et aux voix.

Le multi-instrumentiste Michel Dubeau, que les amateurs de jazz connaissent bien, est aux vents si chers aux mélodies du groupe mythique, alors que Richard Lanthier tient la basse tout en étant également aux voix. Bob St-Laurent est à la batterie, mandoline et aussi au chant, mais il fallait absolument Julie Valois aux claviers et surtout à la voix, afin de reprendre les superbes lignes aériennes de Monique Fauteux.

La musique est juste, mais l’atmosphère l’est tout autant qu’à l’époque de Fiori et Normandeau et c’est en termes de célébration et de profonde réminiscence que l’on devrait décrire ce retour sur les traces d’Harmonium jusqu’à l’Heptade. De la musique de feu de camp de l’éponyme jusqu’aux sept niveaux de conscience de l’Heptade, en passant par le rock progressif des Cinq saisons, vous ne pourrez assurément pas entendre tout ce que vous vouliez, mais vous apprécierez, certes, tout ce que l’on vous servira.

Il y a trois disques de compositions du groupe original, l’un en spectacle, et les pièces ne sont pas toutes de format radio, parfois avec des ponts musicaux très élaborés, alors il faudra élaguer des chansons que bien des musiciens auraient voulu écrire. Et ils seront sept de ceux-là, férus d’Harmonium, qui viendront vous demander: Dis-moé c’est quoi ta toune.

Le prix au comptoir est de 46 $ pour un orchestre complet et hautement professionnel, il ne s’agit pas d’un band corporatif et de festivals d’été, mais bel et bien d’un ensemble qui se consacre à Harmonium comme d’autres interprètent Bach ou Chopin. Information et billetterie: [www.odyscene.com].

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