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Pour en finir (vraiment?) avec la paternité

François Massicotte anime le spectacle collectif «Les pères», le 28 juin au Zénith, dans le cadre du Grand Montréal Comique.

Pour en finir (vraiment?) avec la paternité

Le 28 juin au Zénith

Le Grand Montréal Comique s’établit à nouveau à Saint-Eustache et propose un rendez-vous animé par François Massicotte, le vendredi 28 juin, alors qu’une brochette d’humoristes défilera devant vous pour s’amuser d’un sujet qui ne semble pas vouloir s’épuiser: la paternité.

Tout simplement intitulé Les pères, le spectacle qu’on vous propose se construit sur les interventions de l’animateur lui-même, qui puisera sa matière dans son dernier opus (Quelle famille!) avant de céder le micro à ses invités, Sylvain Larocque, Martin Vachon, Marko Métivier, Mélanie Couture et Mathieu Cyr.

L’idée est apparue l’année dernière, à la suite du spectacle de la conjointe de Massicotte, Bianca Longpré, qui avait marqué le pas avec Mère ordinaire, lors du gala de clôture de ce festival venu au monde sous une autre appellation (le Grand Montréal comédie fest). «Ça avait bien marché. Alors on m’a proposé de faire l’inverse pour cette année. Je ne voulais pas faire une version “père ordinaire”, alors j’ai proposé ce concept qui allait en continuité avec mon spectacle, mais qui amènerait le point de vue d’autres humoristes» , relate François Massicotte pour résumer la cosmogonie d’un événement qu’il estime original dans sa forme comme dans son contenu.

Autodérision

Parmi ces humoristes que nous énumérions plus haut, il y aura au moins une voix dissonante, celle de Sylvain Larocque, qui est le seul du groupe à ne pas s’être reproduit et qui viendra expliquer pourquoi il n’a pas d’enfants, et un point de vue féminin sur la paternité, lequel sera livré par Mélanie Couture. «Je reprends aussi un sketch sur les pires pères que j’avais fait avec Dominic Paquet, il y a cinq ans. C’est terriblement drôle et en même temps, c’est épouvantable» , rigole l’animateur qui, cette fois, s’adjoindra les services de Mathieu Cyr.

C’est d’ailleurs le propre des humoristes masculins de faire preuve d’autodérision dans leur rôle parental, en se présentant souvent comme des êtres maladroits, mais aimants, à qui l’on est peut-être plus prompts à pardonner certaines lacunes. Est-on aussi indulgent avec les filles? «Oui. Et le meilleur exemple, c’est ma blonde, avec son spectacle Mère ordinaire qu’elle a promené pendant deux ans. Son propos était déculpabilisant pour bien des femmes à qui elle disait qu’elles ne sont pas obligées d’être parfaites» , répond spontanément François Massicotte, qui reconnaît tout de même que les réseaux sociaux sont généralement plus durs envers elles.

On a d’ailleurs reproché à Bianca Longpré, au plus fort de sa tournée, de négliger ses enfants, alors que François Massicotte n’a jamais subi pareille médecine. «Comme si une mère de famille ne pouvait pas aller faire trois shows dans sa semaine! Surtout que, pendant ce temps-là, je suis là pour m’occuper des enfants. C’est formidable» , s’exclame l’humoriste sur un ton qui trahit une certaine exaspération.

Pour en revenir à la soirée du 28 juin, François Massicotte annonce un spectacle soigneusement construit pour assurer un bon rythme, éviter les redites et les redondances, s’assurer d’une cohabitation conviviale entre les différents styles. «Mais quand tu as de bons humoristes et de bons numéros, c’est facile, reprend l’animateur de la soirée. On n’a pas besoin de faire des répétitions à outrance. On s’appelle, on se fait des réunions, on sait ce que tout le monde va faire, on met ça ensemble et ça donne un beau puzzle.»

Le festival indépendant

Coiffant par ailleurs son chapeau de vice-président du conseil d’administration du Grand Montréal Comique, François Massicotte considère que le bébé est en excellente santé. «On a trouvé notre niche et notre originalité» , dit-il en parlant de ce festival qui, dès le départ, a choisi de se décentraliser, de se «démontréaliser» en prévoyant aussi des événements en banlieue. «La deuxième année est toujours un peu plus difficile, parce que les subventions arrivent normalement à la troisième, mais ça va bien quand même. On a des commandites et on s’arrange très bien. Ça vient avec le fait que nous sommes indépendants et libres de faire ce que nous voulons» , de dire François Massicotte en invitant le public à consulter la programmation du Grand Montréal Comique, qu’il considère solide et très riche.

Si vous souhaitez assister au spectacle Les pères ou découvrir l’intégrale de la programmation 2019, il suffit de vous rendre sur le site du festival au [http://grandmtlcomique.com].

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