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Place du Village: la fiesta sous la pluie

Photo Michel Chartrand:

Place du Village: la fiesta sous la pluie

Pour la première fois cette saison, c’est sous la pluie battante et une petite forêt de parapluies qu’une poignée d’irréductibles s’est réunie sur la Place du Village pour l’avant-dernier concert de l’été.

C’est bien regrettable, car le Roberto Lopez Project aurait bien mérité l’habituelle foule, laquelle se serait à coup sûr laissée emporter par les rythmes latins, ainsi qu’un beau gros soleil. Qu’à cela ne tienne, la formation aux airs de grande famille s’est imaginé un astre éclatant pour offrir un concert empreint d’une chaleur exotique et tout ce qu’il y a de plus festif aux braves spectateurs battant la mesure sous l’ondée.

Le Roberto Lopez Project est une impressionnante formation montréalaise, bien sûr menée par le dit M. Lopez. Elle rassemble divers artistes originaires aussi bien du Québec que de Cuba, de la Colombie que du Mexique, du Salvador que du Nouveau-Brunswick ou de l’Italie. Une telle diversité culturelle au sein d’un même orchestre se reflète dans la richesse sonore de ses pièces, dans la variété des rythmes explorés, dans l’audace des métissiages musicaux. Ainsi, l’essence des rythmes latins, de la cumbia au mambo, en passant par la salsa, le porro ou encore le cha-cha, se mêle à des sonorités résolument contemporaines telles que le hip hop, le funk, le jazz ou le soul pour créer le style Nouveau Afro Latin. Le tout avec guitare, basse, trompette, saxophone, batterie, congas, harmonie des voix et plus encore, dans un heureux mariage, suave et ensoleillé malgré le déluge.

Sur scène, le Roberto Lopez Project s’apparente à une famille unie, les membres à l’écoute les uns des autres. Chacun a d’ailleurs son tour de parole, pour expliquer, raconter chaque pièce et son origine afin de transmettre aux spectateurs une parcelle de culture latine. Avec Mi Tierra, Roberto Lopez nous raconte sa Colombie natale dans un cha-cha au rythme rapide, ses mots interprétés dans un rap par le charismatique Daniel Russo-Garrido. El mambo de la Vida, inspiré des dictons et de la philosophie populaire, exsude une énergie contagieuse, alors que Massiel Yanira, avec son sourire éclatant, nous invite à faire danser nos parapluies au rythme de la salsa traditionnelle Ritmo Tecnicolor, puis à chanter en espagnol sur la joyeuse Canto mi canto. Oriente, heureux résultat d’une expérimentation musicale de Roberto Lopez, mêle à merveille le raï maghrébin à la cumbia colombienne. Qui plus est, elle est chantée en français, illustrant de belle façon le mélange des cultures par la musique. Te llevo relate les déchirements de l’immigration, ou de toute situation où un être cher est laissé derrière, sous la forme d’un traditionnel porro colombien au rythme soutenu, généralement associé aux fêtes et célébrations du pays natal de M.Lopez. Incursion dans le folklore latino-américain, La Patasola se fait d’abord solennelle et mystérieuse pour raconter la légende éponyme de ces hommes attirés puis perdus par la voix enchanteresse de cette créature, femme unijambiste, à l’instar des marins victimes des sirènes. Le concert s’achève avec Soy Panamericano, pièce titre du plus récent album de la formation, dans laquelle l’homme est décrit comme un individu multiculturel, ce qui est tout à fait à l’image de ses créateurs.

Ce mardi 16 août prochain, c’est William Deslauriers, que l’on a d’abord connu en 2009 à Star Académie et dont les chansons sont toujours bien présentes sur les ondes radiophoniques, qui sera de passage sur la Place du Village dans le cadre du dernier spectacle d’une saison couronnée d’un beau succès.

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