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Petite délinquance encadrée

Un exemple de ce que vous pourrez observer sur les murs de l’Espace Création du collège Lionel-Groulx, dans le cadre de l’exposition Lignes rouges. (Photo Claude Desjardins)

Un exemple de ce que vous pourrez observer sur les murs de l’Espace Création du collège Lionel-Groulx, dans le cadre de l’exposition Lignes rouges. (Photo Claude Desjardins)
Un exemple de ce que vous pourrez observer sur les murs de l’Espace Création du collège Lionel-Groulx, dans le cadre de l’exposition Lignes rouges. (Photo Claude Desjardins)
Un exemple de ce que vous pourrez observer sur les murs de l’Espace Création du collège Lionel-Groulx, dans le cadre de l’exposition Lignes rouges. (Photo Claude Desjardins)

Petite délinquance encadrée

Lignes rouges

Une toute petite délinquance. Minuscule, en fait. Un pied à peine posé dans la marge pour évacuer un trop-plein de pression… en dessinant sur les murs. Ça fait toujours du bien et ça donne une exposition intitulée Lignes rouges, qu’on peut voir jusqu’au 22 mars, au département d’arts plastiques du collège Lionel-Groulx.

Vous ne rêvez pas s’il vous vient une impression de déjà-vu puisqu’un événement semblable, appelé Ligne noire, s’y était déroulé en 2016 et puisait sa motivation à la même source: permettre aux finissants en arts plastiques, engagés individuellement dans la démarche laborieuse et stressante de la fameuse épreuve-synthèse, de se détendre en prenant part à un projet ludique.

Un collectif hétéroclite

Cette fois, le rouge et le blanc dominent puisque ce sont les couleurs du collège Lionel-Groulx et que la vénérable institution célèbre son 50e anniversaire. Ce thème n’était pas obligatoire, mais on le repère tout de même ici et là dans cette série de dessins figuratifs, géométriques ou abstraits qui composent ce collectif hétéroclite sur les murs de l’Espace Création.

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En y posant le pied, vous marchez d’ailleurs sur l’objet qui en résulte puisqu’un trait rouge part de chacune des propositions murales et parcourt le sol jusqu’à l’élément central, un piano sur lequel s’est aussi exprimé cet accroc à la bienséance et à la pédagogie.

«Oui, c’est antipédagogique! C’est un sucre d’orge, un bonbon qu’on offre à nos étudiants» , s’exclame Benoit Trottier, l’un des deux enseignants, avec Jacky Georges Lafargue, qui ont proposé cet exercice aux 53 finissants de l’actuelle cuvée. Chacun s’est vu confier une portion de mur et un marqueur rouge, avec la consigne d’y produire une œuvre, un tag, un graffiti ou tout simplement ce qu’on appelle un «doodle» , c’est à dire ce genre de dessin que l’on gribouille d’une main, presque inconsciemment, pendant que notre esprit est occupé à autre chose.

Il en ressort des propositions diversifiées, des dessins très élaborés ou des mangas, des études classiques, naturalistes, des élans contemporains ou des représentations graphiques formelles, bref, on s’est amusé ferme et l’énergie collective qui y a été déployée est tout à fait perceptible.

On efface tout!

Et puisque l’exercice est de l’ordre de l’installation, sachez que tout sera bientôt recouvert de peinture blanche et n’aura vécu que l’espace d’un instant. Dans l’intervalle, vous avez jusqu’au 22 mars, pour aller voir de quoi il retourne, à l’Espace Création du collège Lionel-Groulx.

 

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