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Peau d’ours: à chacun sa vérité

Le metteur en scène Sébastien Gauthier (au premier plan) et les protagonistes de Peau d’ours

Peau d’ours: à chacun sa vérité

Une rivière qui coule, un buffet théâtral, une plongée vertigineuse au cœur des tourments de l’existence, un huis clos explosif, voilà ce qui vous attend avec Peau d’ours, une comédie de Rébecca Déraspe servie à la sauce PTDN, tout au long de l’été qui vient.

«C’est une pièce sur la finitude des choses», énonce le metteur en scène Sébastien Gauthier en mettant la table pour un spectacle qui traitera vraisemblablement (on ne le dit pas ainsi) de la crise de la quarantaine, vous savez, ce moment de la vie où le moindre bipède normalement constitué se demande avec angoisse s’il a fait les bons choix et s’il ne devrait pas être ailleurs.

Pour trouver réponse à cette épineuse question (ou pour s’éloigner de la vérité qui fait peur), il semblerait que le quadragénaire contemporain, qui n’a plus le temps de rien faire correctement, chercherait la solution facile, idéalement livrée en mode express. «Il ne va jamais jusqu’à la fin des choses, il cherche la solution fast food», ajoute Sébastien Gauthier.

Comme Anna (Myriam Poirier), par exemple, l’un des personnages de la pièce, qui «s’évade» d’une maison de silence pour aller rejoindre son psychologue et amant Félix (Éric Bernier), lui-même engagé dans un week-end de réflexion conjugale avec l’autre moitié de son couple, Élodie (Louise Cardinal). À ce trio au potentiel déjà explosif s’ajoute Sylvain (Stéphane Jacques), le frère aîné, qui se trouvait déjà au chalet (sans y avoir été invité) quand tout ce beau monde est arrivé. Voilà pour la prémisse.

Pour la suite des choses, on suivra la courbe émotive de ces quatre personnages en détresse, chacun portant un drame personnel dans sa besace. Il n’y a pas qu’un protagoniste, selon le schéma habituel, mais quatre individus qui ont chacun leur histoire, quatre destinées dans lesquelles le public saura se reconnaître, assure-t-on.

On cite le nom de Woody Allen pour imprimer une couleur à l’écriture de Rébecca Déraspe qui dépeint le drame de ces êtres imparfaits, fragiles et maladroits en y mettant, dit-on, une bonne couche d’humour et un cynisme à l’avenant. Lui-même un fan de Woody Allen, Éric Bernier se réjouit de porter un texte qui creuse autant la psychologie des personnages. «L’introspection est souvent un sujet tabou, en comédie. Quand on entreprend d’analyser les choses en profondeur, on en voit toute la laideur. Il y a quand même moyen de rendre ça drôle», dit-il.

Ce sera d’ailleurs le lot des personnages de Peau d’ours, qui devront tour à tour, et pour eux-mêmes, s’employer à distinguer le vrai du faux. Le dérapage initial fera progressivement place à une quête qui débouchera sur la vérité. Chacun avec «l’aide» des autres. On ne parle pas de guérison, mais plutôt d’une avancée, un pas de plus.

Il y a donc beaucoup de matière à se mettre sous la dent et Sébastien Gauthier annonce un spectacle énergique qui se déroulera à un train d’enfer, sur le ton de l’urgence, un spectacle organique qui prendra même quelques distances avec certains codes de la représentation scénique. «Au théâtre, j’ai besoin de voir la vie. Je veux que la théâtralité vienne de la vie et non pas du jeu. Dans la vie, par exemple, on n’a jamais le temps de s’arrêter pour se parler, il peut se produire toutes sortes de choses en même temps. J’aime que le théâtre me montre ça», exprime le metteur en scène. Ainsi, la trame de Peau d’ours suivra le cours imparfait de la vie. Pas d’arrêt sur image ni de pause complaisante. Ce sera un feu roulant où les personnages ne seront pas en réflexion, mais plutôt en action et surtout en réaction puisqu’on annonce toute une série de rebondissements.

Intrigant, non? Peau d’ours tiendra l’affiche jusqu’au 22 août, au Centre communautaire de Blainville. Les représentations ont lieu les jeudis, vendredis et samedis, à 20 h 30. Information et billetterie: 450-419-8755.

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