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Mathieu Bourret, Blainville, pianiste, compositeur, Pamplemousse, Le Climatologue,

La pochette de Pamplemousse, quatrième volet du projet Le Climatologue.

Mathieu Bourret

Pamplemousse: l’humeur estivale de Mathieu Bourret

Le pianiste et compositeur Mathieu Bourret vient de mettre la touche finale à son projet du Climatologue, lequel suit le rythme des saisons en livrant cette fois les humeurs estivales de l’artiste blainvillois, dans un micro album intitulé Pamplemousse.

La chose était lancée début-août, à peu près en même temps que les Parcours sonores, que les marcheurs et les cyclistes ont pu découvrir sur les sentiers de six parcs blainvillois. Le principe y est le même, Mathieu Bourret s’imprégnant des lieux pour livrer ensuite ses impressions en laissant courir ses mains sur le clavier (on télécharge, sur place, une application qui nous donne immédiatement accès à ces compositions).

Confessions pianistiques

Avec Le Climatologue, l’artiste ajoute une dimension sociologique à l’exercice, en s’ouvrant également aux humains qui l’entourent, à ceux qui habitent le même espace, le même quartier, la même planète. À leur insu, dirions-nous. Il en résulte, a postériori, des confessions pianistiques sous forme de compositions minimalistes et impressionnistes, des pièces musicales qui naissent toujours de l’improvisation.

Les plus récentes sont alors consignées sur ce micro album proposant huit nouveaux titres. Les thèmes abordés sont de circonstance et accompagnent le lever du jour, sinon la sieste de l’après-midi, les jeux d’ombres et de lumière, et font parfois valser quelques souvenir au grenier. De la pièce-titre, par exemple, on a tiré une vidéo qui plonge dans ceux de Mathieu Bourret, quand le piano s’intègre aux jeu de l’enfance. Chaque fois, le musicien installe une atmosphère et s’en imprègne totalement. Son jeu y est entièrement dédié. Il s’y engage sans opposer la moindre résistance.

Or, ça s’entend, la saison estivale insuffle une énergie particulière aux compositions de l’artiste, une densité nouvelle, une vivacité inhabituelle dans les attaques, plus particulièrement dans la courte pièce Cactus, un interlude touffu et détonnant, à la limite de la brusquerie (toutes proportions gardées, bien entendu) qui survient comme une sorte de Vol du bourdon, façon Mathieu Bourret.

Si, la plupart du temps, les pièces sont exécutées au piano seul, on y entend parfois, en appui discret, quelques lignes sonores synthétisées. Dans la pièce Humani, parue sur Taïga, un opus dédié à l’hiver, on y entendait par ailleurs la voix de Lucie Martel. Comme toujours, on joue avec les composantes de l’instrument dont la mécanique est toujours mise en évidence.

Un album en septembre

Il n’y a pas de cinquième saison, pas plus ici qu’ailleurs, mais l’idée de réunir les quatre micro albums (Léonides, Taïga, Flora et Pamplemousse) en un seul ne fait pas que germer dans l’esprit du compositeur puisque le lancement de l’album Le Climatologue est résolument à l’étape de la planification.

On devrait pourvoir le tenir entre nos mains, ou l’acquérir numériquement, quelque part au mois de septembre. Si vous désirez suivre la carrière de Mathieu Bourret et vous procurer tout ce qu’il a produit jusqu’ici, rendez-vous au [www.mathieubourretpianiste.com].

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