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Ouverture de la saison de danse chez Odyscène: un premier programme double singulier

L’œuvre La suite logique

Ouverture de la saison de danse chez Odyscène: un premier programme double singulier

Quand le diffuseur Odyscène, ou plutôt l'artisan de son volet danse, Frédéric Lapierre, leur a annoncé que leurs œuvres allaient se retrouver dans un programme double singulier et faire partie d'un même spectacle, une première dans leur cas, les chorégraphes Maïgwenne Desbois et Caroline Dussault ont été ravies. «Enfin, de la danse qui me parle», s'est tout de suite dit Maïgwenne, en référence au travail de Caroline.

Maïgwenne Desbois enseigne la danse au Centre des arts de la scène, Les Muses. C’est là, il y a quelques années, qu’elle a rencontré Gabrielle Marion Rivard (celle qu’on a vu jouer Gabrielle, dans le film du même nom) et Anthony Dolbec (que l’on voit également dans ce film). Ils sont en quelque sorte devenus son inspiration.

Les deux danses présentées portent, entre autres, sur les concepts de normalité et de différences et ont été tissées autour des deux protagonistes, Gabrielle, atteinte du syndrome de Williams, et Anthony, atteint du syndrome d’Asperger. «Ces deux personnes sont différentes, c’est vrai. Mais je me suis rendu compte que les barrières dans leur vie, c’est nous qui les leur imposons.» Pas à pas, un mouvement à la fois, Maïgwenne a chorégraphié leur corps, d’abord avec Dans ta tête, un duo avec Anthony duquel transcendent nos peurs, phobies et angoisses, suivi de Six pieds sur terre, un trio auquel se greffera Gabrielle et dont l’histoire tournera autour de l’intimidation, du rejet et de la force qui finit par émaner des victimes. «Avec cette pièce, je me suis permis de pousser la note un peu plus loin et je suis entrée dans leur intimité. Tout au long du processus de création, ce sont eux qui m’ont nourrie. Anthony avec ses inhibitions et Gabrielle avec tout son contraire.» Les pièces de Maïgwenne sont dansées, mais aussi jouées, avec des sons, des cris, des mots.

Trois représentations en Suisse et une autre à Montréal, dans le cadre de la saison Tangente suivront celles de Sainte-Thérèse au cours des prochains mois.

La suite logique

Puis, place à l’œuvre La suite logique, signée Caroline Dussault, jeune chorégraphe professionnelle originaire des Laurentides. Sorte de spectacle-jeu créé il y a deux ans, La suite logique se décline en huit tableaux distincts. Sur scène, deux danseurs, un homme et une femme, dépeindront la quotidienneté de la vie, à la base de l’inspiration de Caroline. «Mon spectacle est fait de petites quotidiennetés, de parcelles de vie», énumère celle qui croit que tout, en danse, doit avoir sa raison d’être, que l’ambiance même du spectacle doit se fondre dans un concept, une émotion perçue par chacun selon son état du moment. Son spectacle, qui a déjà remporté quelques prix à Vue sur la relève, au printemps dernier, met à contribution les gens du public qui auront une réelle influence sur le déroulement du spectacle. Après Sainte-Thérèse, La suite logique poursuivra sa route, à Sainte-Adèle (salle Augustin-Norbert-Morin), en janvier 2015 et à Val‑Morin (Théâtre du Marais), en mars.

Ces trois œuvres seront présentées dans le cadre d’un seul et même spectacle, ce jeudi 16 octobre, sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx. Les gens sont invités à rencontrer les chorégraphes lors de l’apéro-danse qui se déroulera dès 19 h 15. Le spectacle suivra à 20 h.

Pour réserver votre place, composez le 450-434-4006 ou rendez-vous sur [www.odyscene.com].

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