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ou l’expression sensible de la condition humaine

Photo Claude Desjardins - Diane Dubois et son tableau intitulé Fleur noire (acrylique et poly filla).

Photo Claude Desjardins - Bâtons dans les roues (métaux, plastique et béton), de Maxime Sirois.
Photo Claude Desjardins - Une erreur est survenue, effacement de données (acrylique sur toile), de Sandrine Déry.

Maux Z’Arts ou l’expression sensible de la condition humaine

À la Maison Lachaîne

Nous voilà en plein cœur de la Semaine nationale de la santé mentale, un événement que la Table de concertation en santé mentale de Thérèse-De-Blainville ne manque jamais de souligner, notamment par la tenue de Maux Z’Arts, l’exposition qui fait du bien.

C’est la sixième fois que l’on présente la chose et l’on y trouve chaque fois un éventail pour le moins diversifié d’œuvres peintes ou en trois dimensions, issues de la créativité d’une cinquantaine d’artistes, lesquels s’expriment sur la vie, sur leur condition d’humains habités par une palette d’émotions.

Le même élan libérateur

Le bonheur et le mal de vivre cohabitent volontiers entre les murs de la Maison Lachaîne, à Sainte-Thérèse, puisqu’il y est invariablement question de santé mentale, de la difficulté de vivre dans un corp qui nous oppresse, du poids de la vie et même du vide, des pensées qui s’étalent sous nos yeux en prenant toutes les formes imaginables.

Ces œuvres, issues du même élan libérateur, portent la signature de personnes qui vivent ou ont vécu des problèmes de santé mentale, qui côtoient des proches affectés par ce genre de problème ou qui se sentent tout simplement interpellées par le phénomène. Voilà qui explique la diversité des genres comme les disparités facilement observables sur le plan technique, ceux qui exposent n’ayant manifestement pas tous la même expérience en la matière.

Quoi qu’il en soit, c’est une très belle exposition qui vous attend à la Maison Lachaîne, puisque chaque artiste y a mis tout son cœur et toute son âme, avec le résultat que ce qu’on y observe porte une énergie et une émotion véritables. Ça se sent.

Jouir de la vie…

La santé mentale, telle qu’on nous l’a définie, lors du vernissage, est un équilibre dynamique entre les différentes sphères de la vie sociale, physique, spirituelle économique, émotionnelle et mentale. Elle nous permet d’agir, de réaliser notre potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie et d’apporter une contribution à la communauté. Elle est influencée par les conditions de vie, les valeurs collectives dominantes et les valeurs propres à chaque personne.

Être en bonne santé mentale, a-t-on poursuivi, permet de jouir de la vie. Pour garder une bonne santé mentale, il y a différentes stratégies: agir, ressentir, s’accepter, se ressourcer, découvrir, choisir et créer des liens… ce que chacun des participants à cette exposition aura manifestement mis en pratique.

Comme Diane Dubois, qui a commencé à fréquenter le Groupe La Licorne il y a quatre ans, alors qu’elle vivait des problèmes liés à la dépression et l’anxiété.

«J’ai commencé à y suivre des cours de peinture et ça m’a beaucoup aidée à diminuer mon anxiété» , a-t-elle témoigné en présentant son tableau intitulé Fleur noire.

Place aux jeunes

Retenez que vous avez jusqu’à demain (jeudi 10 mai) pour vous rendre au 37, rue Blainville Est pour apprécier la cinquantaine d’œuvres composant cette «exposition qui fait du bien» . Les portes ouvrent de 11 h à 16 h et l’on se réserve le droit de prolonger le plaisir jusqu’à 20 h, ce jeudi, alors que l’on tiendra la soirée Place aux jeunes, à compter de 18 h 30. Cette soirée sera notamment marquée par la prestation d’un groupe de jeunes issus de la Maison des Jeunes des Basses-Laurentides. Notez que vous pourrez également y laisser votre marque puisque le public sera invité à participer tangiblement à une œuvre collective.

 

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