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Orchestre symphonique de Rosemère: l'équilibre délicat

Les Sœurs Boulay ont été accompagnées par l’orchestre symphonique des jeunes de Rosemère le temps d’un concert.

Orchestre symphonique de Rosemère: l’équilibre délicat

L’orchestre symphonique des jeunes de Rosemère (OSJR) a vu le jour en 2011, fruit de l’imagination et du travail de Laurence Bouchard et de Christophe Montpetit-Jodoin. Passionnés de musique, les deux professeurs de violon ont voulu créer un orchestre jeune et dynamique pour les musiciens de la région âgés de 8 à 16 ans. Quatre ans plus tard, l’orchestre est bien établi et l’enthousiasme de ses fondateurs est toujours palpable, à l’instar de celui de ses membres. Un public nombreux a d’ailleurs pu le constater le 23 mai dernier, à la salle Pierre-Legault, alors que l’OSJR s’alliait aux Sœurs Boulay à l’occasion d’un concert mémorable.

Sous des grappes de lanternes colorées, les jeunes musiciens prennent place. Dirigés par Christophe Montpetit-Jodoin, ils proposent en première partie de concert une série de pièces évoquant la belle saison, amorçant le tout avec un pot-pourri de morceaux de Mozart qu’ils livrent avec aplomb.

Il est toujours impressionnant de constater le grand sérieux, l’attention et la rigueur dont font preuve ces musiciens parfois très jeunes. Cependant, l’environnement créé pour ces jeunes par Laurence Bouchard et Christophe Montpetit-Jodoin semble convivial et chaleureux, comme en témoigne les applaudissements nourris et les gerbes de fleurs offertes en guise de remerciement par les musiciens et leurs parents.

Sous la dynamique gouverne de son chef, l’OSJR propose un répertoire varié, du Summer 78 de Yann Tiersen, où la douce mélancolie du piano de Samuel Gougeon est étoffée par les dizaines de violons, à la célèbre Valse numéro 2 de Chostakovitch, en passant par une version orchestrale de Stay with Me, chanson populaire de Sam Smith qui trouve ici une nouvelle profondeur musicale, ou encore cette amusante pièce toute en cordes pincées, livrée avec humour. Le premier segment du concert s’achève sur une composition sans titre de Montpetit-Jodoin. Rythmée et contrastée, elle se fait parfois aérienne et cristalline, parfois emphatique et dramatique, générant un paysage sonore aux reliefs captivants.

La seconde partie de la soirée se teinte de pastel, parfois clair, parfois assombri, alors que Mélanie et Stéphanie Boulay s’amènent avec leur folk aux guitares dépouillées, aux percussions qui battent comme un coeur et aux bijoux de textes à la poésie à la fois naïve et profonde. Une toute autre énergie anime donc l’orchestre, alors que les jeunes musiciens et le duo font équipe le temps de quatre pièces, habilement arrangées par Christophe Montpetit-Jodoin.

En effet, l’imposante présence de l’orchestre et le nombre de ses musiciens n’altèrent en rien la douceur et la délicatesse, ni le côté intimiste et enveloppant de la musique des Sœurs Boulay. Au contraire, l’émotion en est exacerbée, et la retenue, appuyée. C’est une autre dimension de leur œuvre que les sœurs découvrent en même temps que nous, et on les sent émues, habitées, transportées.

Les voix sont claires comme des cuivres, les mélodies évoquent la pluie, les grands espaces, le vent dans les cheveux, une certaine mélancolie en émane, tantôt grise, tantôt lumineuse, dans un tout organique à l’équilibre délicat.

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