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Simon Boudreault et Laurent Paquin signent les textes et incarnent les personnages de ce spectacle qui se veut un pied de nez à la mort. (Photo Patrick Lachance, courtoisie)

On va tous mourir: aussi bien en rire…

Peu importe l’image qu’on s’en fait, qu’on la craigne ou qu’on l’affronte, avec ou sans panache, elle finira bien par nous avoir. Elle gagne tout le temps, qu’on soit bon ou mauvais. Certains suggèrent même qu’elle est la seule justice ici-bas, alors aussi bien en rire: on va tous mourir.

Partant de ce constat, l’humoriste Laurent Paquin et le dramaturge Simon Boudreault (un artiste formé au Collège Lionel-Groulx, qui est aussi acteur et metteur en scène) ont concocté un objet scénique qui emprunte aux deux univers et qu’ils viendront présenter au Théâtre Lionel-Groulx, le samedi 29 février.

Le spectacle s’intitule On va tous mourir et se veut une enfilade de sketches (on en compte 17 qui sont livrés dans un feu roulant de 90 minutes, sans entracte), chacun abordant un aspect, une facette de la mort, de manière à composer un bouquet d’absurdités qu’on lui tend par pure bravade. Paquin et Boudreault, qui en signent les textes, y incarnent tous les personnages, dans une mise en scène de Serge Denoncourt.

De l’absurde au burlesque

C’est sur une patinoire de la LNI que les deux interprètes se sont croisés pour la première fois, il y a une vingtaine d’années, et qu’ils ont rapidement développé une bonne chimie, nous raconte Laurent Paquin. «On s’est rendu compte qu’on faisait un bon duo et on s’est dit que ce serait bien d’écrire quelque chose ensemble», dit-il. Il subsistait alors une question: oui, mais quoi?

Puisqu’ils aimaient tous les deux l’univers des Monty Python (qu’ils ont un peu croisé avec celui de Gilles Latulipe!), l’idée d’une mosaïque de sketches s’est imposée presque aussi rapidement que celle d’y placer la mort comme élément central. «C’est un sujet qu’on trouvait riche et surtout universel», poursuit Laurent Paquin, qui dit s’y être intéressé depuis presque toujours sans trop savoir pourquoi (la chose le hante peut-être parce que son père est mort assez jeune, soumet-il), mais en reconnaissant qu’il est à peu près impossible de ne jamais y songer.

De fait, puisque tout le monde y passe, chacun y pense et c’est cette diversité de points de vue qui a fait naître toute une galerie de personnages qui s’expriment allègrement sur la chose. Ils ont à peu près tous les âges, ils vivent à différentes époques et leur rapport à l’au-delà est éminemment pluriel: on y verra par exemple un écolier qui fait un exposé sur le décès de son hamster, un couple de personnes âgées qui s’interrogent à propos du paradis, les survivants d’un crash aérien, deux nigauds qui préparent un attentat terroriste, un philosophe grec qui réfléchit à la phrase lumineuse qu’il prononcera avant de mourir, bref, les deux artistes se sont amusés à examiner la mort sous toutes ses coutures, avec l’idée d’en rire, bien entendu, sans jamais s’éloigner de l’humain et des émotions que fait naître l’éventualité de disparaître à tout jamais.

La vérité dans le comique

«C’est pour ça qu’on a fait appel à Serge Denoncourt, valide Laurent Paquin. On voulait un metteur en scène de théâtre, un vrai directeur d’acteurs. On savait qu’on avait des textes absurdes, des personnages absurdes, dans des situations absurdes, mais on voulait aborder ça d’une façon théâtrale. En comédie, quand on joue vrai, sans essayer d’être comique, c’est là que c’est le plus drôle.»

Chose certaine, puisque le spectacle a été créé l’été dernier, dans le cadre du Festival Juste pour rire, et qu’il a été repris une bonne trentaine de fois depuis, on a acquis l’assurance que la mort est un thème plus facile à aborder qu’on ne l’aurait cru, un sujet anxiogène dans la vraie vie, mais dont le potentiel comique ne fait plus de doute.

Sur scène, les deux acteurs disposent d’une foule d’accessoires dont ils se servent pour faire évoluer l’action, laquelle s’installe dans un décor plutôt sobre, tout de même pourvu d’un écran qui accueille diverses projections, suggérant notamment les lieux, mais qui sert également pendant les très nombreux et très rapides changements de costumes. «Quand on sort de là, on est essoufflés et tout mouillés», atteste Laurent Paquin qui invite le public à voir un spectacle, dit-il, qui ne ressemble à rien d’autre: «Comme le dit si bien Serge Denoncourt, venez rire avec nous, venez faire un beau pied de nez à la mort!»

Information et billetterie: [odyscene.com].

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