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On danse avec Yann Perreau

(Photo Pierre Latour)

On danse avec Yann Perreau

Musique

Le cabaret du Théâtre Lionel-Groulx était plein à quelques chaises près, vendredi dernier, encore une preuve que notre diffuseur avait vu juste quant à la nécessité d’une salle de spectacle de cette capacité. Sauf que Yann Perreau en a fait une véritable salle de danse.

Il faut aussi constater que le poète n’aura jamais un auditoire suffisant pour remplir le grand théâtre du Collège, mais c’est sans problème pour sa carrière, parce que ceux qui l’aiment le suivront partout. Et ils l’ont démontré en répondant au quart de tour à l’énergie de ce performeur qui peut compter sur de solides musiciens accompagnateurs.

On ne le voit plus aux claviers comme autrefois, ou presque, laissant l’instrument au réalisateur de l’album Un Serpent sous les fleurs, Alex McMahon, qui mène l’orchestration de main de maître. À chaque fois, le motif est très accrocheur et ses rythmes qu’il développe susciteraient des clameurs dans un rave, avec des crescendo qui soulevaient cette foule de toute évidence rivée à l’orchestre, et en lien avec le chanteur.

En fait, pas sûr que Yann Perreau soit vraiment un chanteur, mais sa voix sans grands reliefs transporte bien ses textes et les musiciens apportent suffisamment de variantes pour que chaque pièce soit parfaitement distincte.

Ses admirateurs sont à ce point entichés de Yann Perreau, en fait, qu’on a même vu un fanion du Canadien dans le stationnement, et c’était lors du premier match contre Crosby et Malkin. À moins que ce soit un gars qui aime beaucoup sa blonde… qui aime beaucoup Yann Perreau?

Chose certaine, c’est sur une scène et particulièrement de la taille de celle de l’église Sacré-Cœur que Yann Perreau passe le mieux, et l’on sent que lui aussi a besoin de cette proximité pour donner sa pleine mesure.

On a évidemment eu droit à ses chansons les plus connues, mais aussi les récentes ainsi que Je marche à toi, qu’il a enregistrée sur Douze hommes rapaillés, en hommage à Gaston Miron. Et il est revenu en rappel avec La Chanson la moins finie pour quitter sous les acclamations d’une foule comblée dans ses attentes.

Boom rock le Québec, le 17 juin

Ce spectacle clôturait donc de très belle façon la saison à l’église Sacré-Cœur, qui reviendra dès la mi-octobre avec les Soirées Mort de rire et Tricot Machine, le duo ayant connu beaucoup de succès lors de son premier passage dans la petite salle de type cabaret.

Mais, d’ici là, sachez que Boom Desjardins viendra lancer les festivités de la Fête nationale quelques jours à l’avance, soit le 17 juin, avec son spectacle intitulé Boom rock le Québec, notamment constitué des plus grands succès d’Offenbach, Les BB, Vilains pingouins et Octobre (gageons que ce sera La Maudite machine).

Semble-t-il que Steve Hill et Éric Maheu, de Kaïn, sont occasionnellement du spectacle, ce qui est heureux… dans la mesure où on ne laisse pas Steve Hill ajuster le niveau sonore. Ce sera dans la grande salle du Théâtre Lionel-Groulx, et pour davantage de renseignements, veuillez passer via le site www.theatrelg.com ou composez le 450-434-4006.

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