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Nicolas Pellerin et Les Grands Hurleurs: un vent d’air frais sur le folklore

Nicolas Pellerin et Les Grands Hurleurs

Nicolas Pellerin et Les Grands Hurleurs: un vent d’air frais sur le folklore

Nicolas Pellerin et ses Grands Hurleurs se sont arrêtés à l’église Sacré-Cœur, à Sainte-Thérèse, le temps d’une soirée, jeudi dernier, au grand plaisir des amateurs de musique traditionnelle de qualité.

Passer une soirée en compagnie de Nicolas Pellerin, Simon Lepage et Simon Marion, c’est un peu voyager dans le temps, vers un Québec qui s’est jadis appelé Nouvelle-France. Aux premières notes, du moins.

En fait, le talent des trois musiciens est de savoir réinterpréter des chansons d’un répertoire en partie issu de la vieille France, mais aussi de contrées plus lointaines, avec le respect qu’elles requièrent, tout en leur apportant une petite touche de modernité grâce à des arrangements ingénieux.

Le violon et la mandoline apportent cette petite note d’antan manifestement recherchée par les amateurs d’une époque révolue, tandis que la guitare, la basse et le violoncelle électrique accrochent et retiennent l’attention d’un public plus jeune que l’épithète «traditionnelle» aurait pu rebuter.

Seuls les spectateurs les plus attentifs pouvaient reconnaître La prison de Londres, dont la version sobre offerte par le trio détonnait drôlement de celle popularisée par Louise Forestier. Si cette chanson fait désormais partie d’un folklore trépassé, les trois musiciens lui redonnent ses lettres de noblesse. On peut en dire autant d’Aux marches du palais, chanson dont les multiples reprises commerciales ne laissent guère deviner sa lointaine origine.

Pellerin, Lepage et Marion présentent d’autres pièces en leur ajoutant une rythmique qui peut surprendre. C’est notamment le cas de Sieste et de Trégate. Par moment, leur musique se révèle nettement plus contemporaine. Rien d’étonnant puisque ce trio néo‑trad définit son art comme «une musique traditionnelle qui s’impose nouvelle.»

Durant deux heures, les trois compères ont charmé l’assistance avec le tapement de pieds incessant de Nicolas et leurs chansons tirées de leur premier album éponyme et de Petit grain d’or, le second, qui comprennent aussi des chansons originales.

Mais Nicolas Pellerin et Les Grands Hurleurs n’ont pas épaté seulement les spectateurs de Sainte-Thérèse puisqu’ils ont été récompensés par les membres de l’ADISQ pour leurs deux albums.

Les trois musiciens ont d’ailleurs réveillé l’esprit nostalgique de certains Français. Ils s’envoleront pour la Bretagne, la semaine, prochaine, pour une série de spectacles. Et ce n’est pas le premier sol outre‑mer que Nicolas et ses Grands Hurleurs fouleront. Ils se sont déjà produits en Allemagne, en République tchèque et en Espagne.

De toute évidence, Nicolas et son frérot Fred savent exploiter les richesses naturelles du passé, de l’Histoire. Nicolas, pour sa part, aimerait jouer encore plus à l’étranger. D’ailleurs, un troisième opus est en route. «Notre monde, c’est la planète», assure celui qui tape du pied pas loin d’une dizaine de kilomètres à chaque spectacle, selon les calculs de Simon Lepage.

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