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Musée Joseph-Filion: L’histoire régionale à la trace

Gilles Charron

Musée Joseph-Filion: L’histoire régionale à la trace

Saviez-vous que la ville de Sainte-Thérèse était jadis reconnue comme la capitale du piano, au Canada ? Que la Paroisse de Sainte-Thérèse abritait une usine de fabrication d’armes et d’obus pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Non ? Il vous faut donc visiter le Musée régional Joseph-Filion, où l’on expose les Inventions insolites de notre patrimoine.

C’était jour de vernissage, le dimanche 24 mai, au musée situé sur la rue Blainville, en plein cœur du Vieux Sainte-Thérèse.

Si la grande Histoire raconte l’évolution des idées, des modes de vie et des territoires, l’histoire locale, régionale, regorge d’anecdotes qui offrent un bel aperçu des mœurs des gens dans leur vie quotidienne.

Avec un brin de curiosité, il est possible d’apprendre plein de choses sur la vie des bâtisseurs des Basses-Laurentides. Si certains objets paraissent insolites, leur histoire n’en demeure pas moins captivante.

Alors que le concept de la console téléphonique ne cache pas grand mystère, l’invention du Docteur Hercules Sanche attirera certainement l’attention des visiteurs. Ce «bon» médecin de famille avait inventé une machine pour oxygéner le sang, l’appareil Oxydonor Victory, une opération pouvant prétendument guérir certaines maladies. Cela se passait au début du 20e siècle et inutile de dire que la machine du Dr Sanche n’a jamais guéri qui que ce soit et qu’il a même été poursuivi pour supercherie.

Développement urbain

Il est intéressant de savoir comment s’est déroulé le développement urbain sur le territoire de la Paroisse de Sainte-Thérèse. Un objet mène sur cette piste : la poinçonneuse du Plan Bouchard.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, quelque 8 000 personnes ont travaillé à l’usine du Plan Bouchard, celle où l’on fabriquait des munitions. Ce sont ces travailleurs qui se sont peu après installés dans les villes avoisinantes et ont ainsi contribué à les développer. On parle de Blainville, bien sûr, mais aussi de Boisbriand, Bois-des-Filion, Lorraine, Rosemère et Sainte-Thérèse, fait savoir Gilles Charron, le président de la Société d’histoire et de généalogie des Mille-Îles.

C’est que l’essentiel des infrastructures nécessaires à la vie en communauté étaient déjà en place. En vue de la construction de l’usine mais aussi de bâtiments utilitaires, comme une banque, une chapelle, une gare et un centre récréatif et de voies ferrées, le gouvernement fédéral avait exproprié les agriculteurs établis sur les terres de Saint-Janvier, de la Côte St-Louis, dans le secteur du Domaine et du Pont-David. Entre autres. Évidemment, l’effort de guerre…

Petite anecdote, parmi les employés, l’un d’eux s’est particulièrement fait remarquer: André Arseneault…qui s’appelait en réalité Antoinette Arseneault. Bien que l’embauche fut ouverte aux femmes, celle-ci préféra se faire passer pour un homme avec tous les papiers justificatifs en sa possession. Cet André alla jusqu’à épouser une femme. Un mariage qui ne dura qu’un mois, puisque, on peut s’en douter, la ruse fut rapidement mise à jour par Eugénie Ouellette, sa femme.

Il est possible de visiter le Musée du mercredi au dimanche, du 17 juin au 9 août, et le dimanche, à partir du 17 mai et du 9 août au 27 septembre.

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