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Mise en vente de l’Église Unie

La grande inquiétude de Gilles Charron est de voir l’église détruite au profit d’un triplex

Mise en vente de l’Église Unie, à Sainte-Thérèse: la Société d’histoire et de généalogie des Mille-Îles inquiète

Le 31 décembre 2013, l’Église Unie de Sainte-Thérèse cessera toute opération dans ses deux bâtiments situés aux 24 et 26, rue Saint‑Charles. Actuellement, le premier bâtiment (ancienne école) est utilisé par le Centre d’action bénévole Solange-Beauchamp, tandis que l’autre, l’église, continue d’y accueillir quelques paroissiens lors de ses célébrations hebdomadaires.

Mise au fait de la situation, et dans une volonté de préserver ce patrimoine, la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles adoptait, en février dernier, une résolution en vue de demander à l’Église Unie de Sainte-Thérèse de lui céder, pour la somme de 1 $ et autres considérations, les deux bâtiments, avec une clause explicite selon laquelle les deux bâtiments devront demeurer au service de la communauté pour servir la cause patrimoniale du milieu.

Le 18 juillet dernier, le conseil d’administration conjoint des églises protestantes de Sainte-Thérèse et de Rosemère présentait le projet de la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles au Consistoire de Montréal de l’Église Unie du Canada. Or, une semaine plus tard, celui‑ci le rejetait. La raison évoquée? La mission du Consistoire n’est pas de conserver des bâtiments, mais de promouvoir le travail de l’Église parmi la population, une décision que digère bien mal le président de la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles, Gilles Charron. «C’était un non ferme. On est vraiment surpris et on pleure», lâche‑t‑il.

Sans autre option, M. Charron se tourne vers les élus de la Ville de Sainte-Thérèse, ceux en place et ceux à venir, en référence aux élections municipales attendues en novembre prochain, afin qu’une décision en faveur de la survie de ces bâtiments historiques soit prise, ne serait‑ce qu’en les citant à titre de monuments historiques. «Il faut que ça débloque du côté de la Ville… Il faut que quelqu’un mette ses culottes», lance‑t‑il. Seul autre espoir, à ce stade‑ci, la venue d’un mécène qui prendrait sous son aile l’avenir de ces bâtiments.

Des travaux de restauration à l’église

Le refus du Consistoire est d’autant plus incompréhensible, selon M. Charron, qu’entre autres contreparties non négligeables stipulées dans l’entente à survenir avec l’Église Unie, la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles s’engageait à assumer les coûts d’entretien, de restauration, de réparation et d’aménagement de l’église en musée (voir autre texte), en plus de certains aménagements de conformité comme bâtiment public. Le remplacement de la toiture et une isolation additionnelle de l’entretoit devaient aussi être prioritairement considérés. «On avait aussi débuté une recherche au niveau du financement et des subventions disponibles», indique M. Charron, convaincu alors que le projet allait obtenir l’aval du Consistoire.

Au lendemain du refus, le président de la Société nage en pleine incertitude quant à ce qu’il adviendra de ce patrimoine. Qu’arrivera‑t‑il aux deux bâtiments de l’Église Unie de Sainte-Thérèse? Construite en 1857, l’église sera‑t‑elle démolie pour faire place à un triplex comme le permet le règlement de zonage pour la zone H‑320, et l’ancienne école (construite en 1912) devra‑t‑elle laisser place à des espaces de stationnement pour se conformer à la réglementation du bâtiment voisin?

Pour l’heure, on sait que la propriété de l’Église Unie de Sainte-Thérèse sera mise en vente incessamment et que l’argent sera utilisé pour financer un ministère parmi les francophones de la région.

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