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Maxime Landry: à cœur joie

À la guitare ou au piano

Maxime Landry: à cœur joie

Le rideau de velours rouge, gardé jalousement fermé lors de l’entrée en salle du public, s’ouvre dans un silence fébrile. Il révèle un décor simple et élégant, tout en lumières ambrées surplombant le plateau. Des musiciens s’y trouvent déjà, dans la pénombre bleutée.

Un faisceau lumineux dévoile bien vite la tête d’affiche de la soirée, qui est applaudie à tout rompre. La guitare à la main, Maxime Landry s’interrompt au beau milieu de Le Veilleur pour saluer ses fans: «Allo!»

Ainsi sera donné le ton de cette soirée du 15 mars dernier, durant laquelle il était de passage au Théâtre Lionel-Groulx. Très bien entouré d’Amélie Veille à la guitare et à la voix, du batteur Raynald Masse, du bassiste Yves Labonté, du claviériste Yan Veillette ainsi que du guitariste et directeur musical Éric Rock, Maxime Landry livre les chansons de ses albums Vox Pop et L’avenir entre nous, qu’il entremêle d’anecdotes et de reprises.

Il me faut avouer que je savais plus ou moins à quoi m’attendre en prenant place au Théâtre Lionel-Groulx ce soir-là, connaissant avant tout Maxime Landry pour son titre de vainqueur de Star Académie en 2009. L’auteure de ces lignes s’est donc vue agréablement surprise par ce jeune homme éminemment sympathique, à l’aise et bien en voix, qui mène sa barque avec brio.

Dans une mise en scène dynamique et bien équilibrée de Serge Postigo, Landry amène ses fans d’une ambiance à une autre de manière cohérente, les moments émotifs ne s’éternisant jamais en épanchements et généralement suivis de segments franchement amusants pour alléger l’atmosphère.

Le spectacle suit ce rythme régulier qui rappelle celui des vagues et sur lequel Maxime Landry surfe allégrement pour une soirée sans temps morts. En plus d’être sur scène comme un poisson dans l’eau, il prend bien soin de ses fans, plaisantant avec eux, leur expliquant la genèse des chansons, leur racontant des anecdotes de tournée. Car bien qu’il soit là pour son public, il y est surtout grâce à lui.

On ressent particulièrement cette relation donnant-donnant pendant Cache-cache, pièce poignante et sobrement interprétée par un Maxime Landry visiblement ému. Le soutien des spectateurs est palpable alors qu’il ovationne longuement le chanteur qui garde les yeux au ciel, dédiant la chanson à son père décédé. On pourrait y voir un cliché usé, mais le moment, voire tout le spectacle, dégage une telle sincérité qu’on ne peut que se laisser toucher à notre tour.

À la guitare ou au piano, seul ou en compagnie de sa complice Amélie Veille, Maxime Landry explore son répertoire, livrant les superbes textes de Lynda Lemay avec la candeur et l’authenticité d’un artiste émerveillé de faire son métier. Les thèmes qu’il aborde sont souvent difficiles (deuil, divorce ou maladie), mais traités de manière personnelle, souvent au «je», toujours pertinente et touchante, mais jamais larmoyante.

Malgré cela, il n’oublie pas de s’amuser sur scène, s’offrant entre autres un medley inusité de chansons tirées des «vieux 45-tours de sa mère» et de «la musique de son frère», où se côtoient joyeusement les succès de Green Day et Mireille Mathieu, Claude François ou encore Alain Chamfort. Qu’il emprunte un virage country, dépeigne de dures réalités ou flirte avec le théâtre musical, Maxime Landry s’en donne à cœur joie, pour le grand bonheur de ses nombreux fans.

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