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Maude Landry et la quête du non-sens

Photo Émilie Lapointe (courtoisie)

Maude Landry poursuivra le rodage de son spectacle, le samedi 21 septembre, à Saint-Eustache.

Maude Landry et la quête du non-sens

Le 21 septembre à La petite église

Elle avance un peu gauchement sur la scène, salue le public et se lance immédiatement dans des observations loufoques sur ceci et cela, assoyant son propos sur une sorte de logique distordue qui prend tout de même racine dans les choses absolument concrètes et, disons, banales de la vie: c’est Maude Landry.

Le samedi 21 septembre, elle reprendra ce manège sur la scène du Centre d’art La petite église, où le personnage réfléchira à voix haute tout au long d’un spectacle qui n’a toujours pas de nom. «C’est encore en rodage. On est dans la finition. C’est un peu comme avoir un bébé, image-t-elle. Je vais lui donner un nom quand il sera né.»

Des moments étranges

Fait à noter, le premier spectacle solo de Maude Landry, Subtile, a été présenté en 2018, c’est-à-dire il y a tout juste un an, de telle sorte qu’on peut se demander si l’artiste est un sac à blagues sans fond ou si elle avait emmagasiné huit heures de matériel. La remarque la fait rire, mais elle indique tout de même que ce nouvel opus contient une vingtaine de minutes de numéros qui existaient déjà. Le reste demeure inédit. Elle y fait, comme toujours, des blagues basées sur l’observation du monde qui l’entoure et qu’elle tourne à l’absurde. Elle y aborde alors des sujets couvrant un spectre aussi large que les animaux et la mort.

«Il y a des moments étranges et je m’amuse avec ça» , ajoute l’humoriste qui se présente devant vous sans artifice (un tabouret, un micro… et une guitare, parce que oui, elle va chanter), avec cette dégaine dont on vous parlait plus haut, ce personnage un brin naïf, quoique très conscientisé et surtout très conscient.

De l’écriture à la scène

«On me dit souvent que j’ai un personnage, mais au fond, ça me ressemble beaucoup. Quand même, je ne suis pas toujours comme ça, parce que je serais vraiment «rushante» . Je fais des mots-croisés, du yoga et je promène mon chien. Je suis aussi très plate» , précise Maude Landry, qui a fait l’École nationale de l’humour en cours du soir, suivant une formation en création humoristique et en écriture de sitcom, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’elle ne se destinait pas à la scène. «J’avais d’abord un désir d’écriture, dit-elle. Mais quand j’ai fait de l’impro, j’ai réalisé que je voulais aussi faire de la scène.»

Mais elle écrit toujours, Maude Landry. De l’humour, bien sûr, mais aussi des chroniques d’humeur et mêmes des nouvelles de science-fiction, l’un nourrissant toujours l’autre. «L’humour, c’est un autre moteur intellectuel. C’est une autre façon d’écrire. Mais j’aime beaucoup Stephen King, j’aime l’horreur. En écrire, ça fait sortir le méchant en moi. Après, je suis mieux disposée pour l’humour» , de dire celle qui écrit parfois sur le motif, au moment où elle observe une situation qui la fait rire, mais qui a toujours besoin d’une échéance fixe pour se mettre sérieusement au travail, ce qui veut dire fignoler, peaufiner, rythmer. «C’est un peu comme écrire une chanson, dit-elle. L’intonation, l’ordre des mots, des phrases, ça peut faire toute la différence. J’essaie donc d’être très précise à ce niveau-là, mais toujours, il faut que ça ait l’air naturel.»

Le pur et l’inexplicable

Du spectacle de l’an dernier, elle a aussi retenu la nécessité de focaliser sur le moment présent. «Tu as beau te penser prête, exprime Maude Landry, tu ne sais jamais comment le public va réagir, d’un soir ou d’une salle à l’autre. J’ai une feuille de route, mais je ne la suis pas toujours. Je m’adapte au public et à l’ambiance. Toujours, il faut être présent. Sinon, on ne fait que réciter un texte.»

Déjà, toute petite, Maude Landry était curieuse et avait une grande soif d’apprendre, mais l’humour, dira-t-elle, venait toujours chercher en elle quelque chose de pur et d’inexplicable. «Ça s’apprend, mais chaque humoriste est unique. Évidemment, j’ai consommé du Marc Labrèche, du Bruno Blanchet, les Simpsons et tout ce que la télé offrait en humour» , dit-elle en pointant tout ce qui l’inspire et en observant qu’un terme relie tout ça: l’absurde. «Le non-sens, ça me fait capoter» , dit-elle.

Pour assister au spectacle de Maude Landry, passez d’abord au [http://www.lapetiteeglise.com].

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