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Mario Jean: une, deux, punch!

Mario Jean: une, deux, punch!

Humour

La publicité de l’humoriste Mario Jean, qui passe actuellement à la télé n’est pas un montage de quelques meilleurs moments de son nouveau spectacle, parce que c’est tout à fait comme ça pendant une heure et trois quarts, sans entracte, avec un punch aux deux lignes, à travers des sketches bien ficelés.

Ce que la publicité ne montre pas cependant, c’est la beauté des décors et le génie des accessoires, avec une marionnette grandeur plus que nature en prime.

La réclame publicitaire dit aussi qu’il est en résidence au cours de juillet et août, au Théâtre Lionel-Groulx, avec ce spectacle Gare au gros nounours qui a absolument tout, notamment un très bon texte, habilement mis en scène, pour prétendre aux honneurs des Oliviers.

On connaît bien le jeu de Mario Jean et le monologuiste garde le même ton sur toute la durée, mais en variant les thèmes qui passent du familial au politique, de la guerre au sexe, avec une partie interpellant les spectateurs qui ajoutaient une touche d’improvisation très réussie.

Si ce spectacle est en rodage, l’artiste lui est aguerri, et il est tout à fait évident que même l’improvisation était bien préparée, puisqu’il avait déjà les clés du jeu bien en main pour ramener l’auditeur dans son sujet.

Le sketch du fils qui appelle sa mère est étonnant et tous les numéros procèdent, chacun à sa façon, d’une narration continue avec une unité de ton qui résulte en ce spectacle très homogène, duquel on ne saurait souligner de point faible.

Le comique prend souvent une posture qui passe du paresseux au point de ne plus vouloir d’érection, au lâcheur jusqu’à chercher à larguer son propre fils, et on est constamment dans le une, deux, punch!

L’interaction avec le public est grande jusqu’à se lancer dans le body surfing et la réaction va d’un rire quasi constant à quelques éclats bien sentis. La subtilité des gags fait en sorte que certaines blagues ont un effet à retardement qui découpe la salle comme une dentelle de rires.

Ce qu’il y a de particulier dans le jeu de Mario Jean, c’est qu’on n’a pas l’impression qu’il cherche le punch, tellement le personnage est décalé et c’est ce qui provoque les rires les plus forts, notamment avec une vraie pirouette attendue au point d’accentuer le rire et suivie d’un gag imprévisible, qui termine une très bonne séquence sur la panne de sommeil. Il faut beaucoup d’expérience et avoir cultivé une bonne dose d’assurance sur scène pour écrire et parvenir à jouer un tel numéro.

Il y a donc beaucoup dans ce spectacle et tout mériterait d’être relaté. À vous d’y voir puisque l’humoriste sera au Théâtre Lionel-Groulx les vendredis et samedis de juillet et août, sur une scène au décor digne d’une grande production théâtrale.

Un gag n’est pas une chanson et il est rare qu’on ait envie de les réentendre, mais il y a une substance suffisamment porteuse dans les textes de Mario Jean pour inciter à le revoir.

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