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Manon Fortin dans l'œil de la tornade

C’était en octobre 2007, alors que Manon Fortin et le président du Théâtre Lionel-Groulx, Serge Dion, revenaient du Gala de l’ADISQ avec le Félix du Diffuseur de l’année.

Manon Fortin dans l’œil de la tornade

La directrice d'Odyscène quitte ses fonctions

C'est une entrevue qui se passe dans l'œil de la tornade qui a emporté la vie professionnelle de Manon Fortin. Douze années à développer le Théâtre Lionel-Groulx et voilà que la directrice vide son bureau pour se préparer à tout recommencer, ailleurs.

Tout recommencer parce que, comme directrice aux arts et à la culture, il lui faudra bâtir comme elle a su le faire chez nous. Et puis, ailleurs, c’est chez nos voisins de Repentigny.

D’ici la fin du mois, Odyscène présentera un nouveau directeur qui devra prendre la succession d’un théâtre majeur, ce qui devrait provoquer de très sérieuses candidatures.

Mais ce ne sont pas les difficultés économiques du moment, ni les négociations syndicales ardues qui ont convaincu Manon Fortin de partir relever ce nouveau défi. Un contrat béton et une opportunité en or pour la petite famille originaire de l’endroit ont été des éléments décisifs. «C’est une occasion de faire ma marque», résume celle que son équipe proche quitte avec une immense tristesse.

Ce qu’il faudra surtout retenir de la direction de Manon Fortin, ce sera d’abord une utilisation de l’immense popularité de l’humour pour augmenter la clientèle, ce qui lui a permis de mettre sur pied une série en danse, mais surtout de consolider la diffusion théâtrale pour le grand public, tout comme le théâtre pour enfants. La création était aussi dans ses plans, avec le Théâtre Inédit.

En volume, il faut savoir qu’Odyscène opère trois salles, soit l’auditorium du collège Lionel-Groulx, l’Olympia de Deux-Montagnes et l’église Sacré-Cœur à Sainte-Thérèse, dont le projet était d’en faire une maison de la culture.

À son arrivée en poste, notre théâtre régional diffusait 43 spectacles à 16 477 auditeurs, dont 958 abonnés. L’an dernier, il y avait 172 spectacles vus par 76 780 personnes, dont 2 400 abonnés. On comprend pourquoi elle fut célébrée parmi les 25 personnalités dites «bâtisseurs» de la MRC.

La relève artistique a toujours été dans les préoccupations de Manon Fortin, qui n’a jamais hésité à déborder sa tâche pour s’impliquer auprès des organismes culturels, dont Visionnarts.

Pour résumer, sa gestion aura fait passer le chiffre d’affaires de 400 000 $ à 4 000 000 $ pour nous laisser avec un plan de développement fort prometteur, avec les plans d’une salle toute neuve en devenir pour 2013.

La tempête émotive est passée sur l’équipe d’Odyscène qui doit maintenant faire son deuil d’une directrice qui aura déjà laissé sa marque dans le milieu des diffuseurs, avec un Félix comme souvenir de guerre.

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