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Guillaume Lecompte, chanson, Ma première Place des Arts

Guillaume Lecompte passe à l’étape des demi-finales dans le cadre du concours Ma première Place des arts.

Guillaume Lecompte

Ma première place des arts: Guillaume Lecompte en demi-finales

Il y a d’autres concours, sachez-le. D’autres endroits où l’on peut faire valoir son talent devant un jury. Il y en a un qui s’appelle Ma première Place des arts, où l’auteur-compositeur-interprète boisbriannais Guillaume Lecompte vient de se faufiler jusqu’à l’étape des demi-finales.

La forme est plutôt classique, le ton souvent mélancolique, la poésie est finement ciselée, bref, ce sont de bien bonnes chansons que fait entendre l’artiste de 26 ans, de sa belle voix chaude et douce qu’il dépose sur des accords plaqués ou arpégés au piano, son instrument de prédilection, bien qu’il compose parfois à la guitare.

Trouvez-le sur le site Web du concours et vous pourrez entendre Orléans, l’une des deux pièces, avec Je n’irai plus au bois, qu’il interprètera ce mardi 4 avril, à la salle Claude-Léveillé, de la PDA, la grande finale étant prévue à la Cinquième salle, le 2 mai.

Un monde onirique

«Je suis un gros fan de cinéma et j’aime raconter des histoires à travers mes chansons. Le sens est parfois un peu flou, mais l’idée est toujours de proposer des images un peu particulières qui composent mon univers», dit-il. De fait, le narrateur de ces chansons (nous en avons entendu trois) semble toujours avancer en posant à la fois un pied dans le réel, l’autre dans une dimension parallèle (le rêve, l’imaginaire, la folie) qui apparaît alors comme un refuge.

Le principal intéressé ne dit pas non: «En effet, le monde de l’onirisme est toujours un peu présent, comme la recherche de quelque chose d’intérieur et de confortable. Ça peut aussi aller dans tous les sens et plonger dans le cauchemar», acquiesce celui qui a peut-être trouvé cette fascination pour les personnages poétiquement marginaux dans l’œuvre de Michel Rivard, un artiste qui l’a beaucoup influencé, dit-il.

L’exemple du paternel

Tout-petit, Guillaume Lecompte a été initié à la musique dans le giron familial. En fait, il a grandi en écoutant son père, Alain Lecompte, qui avait notamment produit un superbe album, Hugo Live, en 2001, mettant joliment en musique des poèmes de Victor Hugo. Ça place la barre de la qualité à une certaine hauteur, disons. «Il a toujours été présent. Il donne toujours un réel avis sur ce que je fais. Il n’est jamais complaisant. En l’observant, j’ai aussi pu observer qu’en musique, il faut être éclectique et travaillant», reconnaît-il.

Il a commencé à jouer du piano à l’âge de cinq ans et n’a jamais cessé depuis, son parcours passant notamment par la Formation musicale intensive, à la polyvalente Sainte-Thérèse, puis au collège Lionel-Groulx, en piano jazz, où il a résolument pris ses distances avec la musique classique. «J’y ai surtout constaté que je n’étais pas fait pour les études en musique. J’aimais jouer, j’ai fait partie de nombreux groupe, j’ai appris plein de choses, mais dès qu’on entrait dans la mathématique pure de la musique, je décrochais. En fait, j’ai découvert que j’étais plus un émotif qu’un intellectuel de la musique», résume-t-il.

Vivre de la musique

Quant aux textes, il s’y est mis progressivement à l’âge de 16 ans, et pour vrai après le cégep. Quand il a perdu son emploi de vendeur dans une boutique de vêtements, l’année dernière, il a soudainement vu une porte s’ouvrir sur la musique. Il s’est inscrit à tous les concours et festivals possibles, il a rencontré l’amour au Saguenay, ce qui l’a mené jusqu’à Québec où il a trouvé un emploi de chanteur-pianiste dans un bar.

Il vit maintenant de la musique et il aimerait bien vous en faire entendre un bout. Si ce n’est pas sur place, vous pouvez suivre le concours Ma première Place des arts sur le site Web de MAtv, tout comme vous pourrez sans doute mettre la main, quand il sortira, sur un premier EP qu’il aimerait lancer dans un proche avenir.

«Une bonne chanson, répond-il quand on lui demande sa propre définition de la chose, c’est celle qui te touche, qui va te chercher dans le ventre, à tel point que, si tu es en train de faire quelque chose, tu t’arrêtes. Ça ne s’explique pas. Il n’y a pas de recette non plus.»

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