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L’Inde: misères et splendeurs

Le photographe Daniel Lacroix nous permet d’observer le quotidien des habitants

L’Inde: misères et splendeurs

L’Inde. Ce seul nom évoque une myriade d’images colorées et d’effluves exotiques. Dans ce pays de contrastes, la tradition se mêle à la modernité et tout est foisonnement.

Ces misères et splendeurs, nonchalance et chaos, haillons et tissus chatoyants, le photographe Boisbriannais Daniel Lacroix les a côtoyés et célébrés, immortalisant des instants qu’il présente jusqu’au 30 septembre, à la Maison de la culture de Boisbriand.

À déambuler à travers l’exposition, on sent le photographe inspiré, fasciné par la culture de ce pays que Daniel Lacroix veut rendre dans toute sa profusion, son fourmillement, sa vérité. Il capture l’essence des habitants, qu’il croque alors qu’ils vaquent à leurs occupations personnelles et professionnelles, ou qu’ils prennent la pose devant l’objectif.

Avec La petite princesse qu’il oppose à Tristesse ou le cercle vicieux des castes, par exemple, le photographe illustre, par deux fillettes, les insurmontables différences de classes qui structurent la société Indienne. Le Barbershop montre un homme se faisant raser la barbe en pleine rue, où circulent aussi rickshaws et éléphants, que l’on peut apercevoir dans d’autres clichés.

On peut ainsi observer le quotidien des habitants, les voir effectuer leur toilette ou leur lessive dans le Gange, mendier, travailler. Les rites funèbres et spirituels sont également dépeints avec leurs acteurs, le tout avec force détails, dans une vision à la fois personnelle et documentaire.

À la pauvreté du quotidien des castes inférieures se mesure la grandeur de l’architecture, de la blancheur somptueuse du Taj Mahal et celle de Jodhpur: La ville bleue, aux temples richement ouvragés de Khajuraho et à l’imposant Palais de l’ambre.

Daniel Lacroix nous fait découvrir les «ghat» (paliers bordant le fleuve et lieux spirituels), dont celui de Prayag qui présente des façades aux couleurs vives, qui contrastent avec les rituels funéraires de crémation qui s’y tiennent.

L’eau est également très présente dans cette série d’œuvres de Daniel Lacroix, le Gange étant bien sûr un pivot de la vie en Inde. Si l’eau se fait «source de vie» dans Irrigation des terres à l’ancienne, où l’on voit bétail et paysans au travail, ou purement utilitaire dans Le quotidien du Gange, elle se trouve également au coeur de paysages superbes captés par le photographe. Parmi ceux-ci, La Brume matinale, image portuaire, foisonnant de gens, de bateaux, de monuments, baignant dans la douce lumière du matin, ou encore, tout simplement, un filet de pêche chinois au bord d’une eau qui semble s’étendre à l’infini…

L’Inde, ses gens, ses pratiques et ses lieux, Daniel Lacroix les présente dans toute leur authenticité, aucun de ses clichés n’ayant été retouchés. Cherchant à produire l’image la plus réaliste possible, il en accepte les imperfections et incongruités. «Pourquoi, écrit-il, faire disparaître un fil ou une poubelle alors qu’ils font partie du décor?» Il en résulte un travail précis et détaillé, transpirant la couleur locale, qui transporte le spectateur au cœur de la vie indienne.

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