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LIMBO: La palme à Vincent Bélanger

Soirée neigeuse et tournoi d’impro de mi-saison à la Ligue d’improvisation majeure classique de Boisbriand (LIMBO), l’ambiance avait de quoi être survoltée le 16 décembre dernier à la salle polyvalente de l’@dobase.

En effet, les joueurs de la LIMBO se sont prêtés au jeu d’une façon des plus originales en s’affrontant un contre un dans un tournoi éliminatoire à la ronde, toujours avec enthousiasme et esprit de franche camaraderie.

Les duels prennent d’abord la forme d’improvisations mixtes et libres de catégorie pour la ronde préliminaire. On se rappellera des impros telles que Le bon exemple, mettant en scène Vincent Bélanger et Jimmy Boily dans la peau de deux rongeurs se préparant pour l’hiver, utilisant les Fables de La Fontaine comme manuel de survie. Bélanger se taille ainsi une place en quart de finale grâce à son jeu teinté d’absurde, qui le distinguera d’ailleurs tout au long du tournoi. Le public apprécie particulièrement l’originale et créative La prise du lac Long, dans laquelle Catherine Lemay s’incline devant la nouvelle venue Mélodie Roy. Celle-ci tire son épingle du jeu en incarnant une jeune fille apprenant de sa mère les rudiments de la drague lors d’une partie de pêche. Archibald le patenteux s’attire aussi les faveurs des spectateurs alors que Jonathan Bousquet l’emporte face à Christian Ross en personnifiant un visionnaire plutôt pessimiste.

En quart de finale, David Girard et Vincent Bélanger font bien rigoler le public avec une performance chantée intitulée Dollarama City, où le joueur Bélanger rafle encore une fois les honneurs grâce à son jeu physique et comique, qui laissera également sa marque lors d’un extrême Témoignage. C’est d’ailleurs cette improvisation qui lui donnera accès à la grande finale face à Mélodie Roy. Impossible aussi de passer sous silence la dernière impro de la ronde quart de finale, où Kim Boivin et Jonathan Bousquet en mettent plein la vue avec Sous zéro, improvisation sans paroles au langage inventé et au jeu physique exacerbé. C’est finalement Boivin qui se voit accéder à la demi-finale à la suite d’un vote très serré. Il y affronte, en improvisations comparées, Mélodie Roy dans Celui qui reste. Elle l’emporte sur le chevalier manchot aux prises avec une reine esseulée de Boivin avec une impro où les parties de cache-cache ont tendance à mal se terminer.

La finale suit une formule 2 de 3, alors que se mesurent l’un à l’autre Vincent Bélanger et Mélodie Roy. Après avoir triomphé de tous leurs adversaires, l’heure de vérité a sonné pour ces deux excellents joueurs. Ainsi, à la suite de la première joute intitulée Ti-Casse, c’est Vincent Bélanger qui, dans le rôle-titre, prend les devants, incarnant son personnage avec candeur face à celui de mère autoritaire joué par Mélodie Roy. Cette dernière égalise la marque en remportant la seconde improvisation de cette ronde finale. Comparée et de catégorie «Poursuite» (le second joueur termine l’impro amorcée par le premier), Cet autre côté de moi propose un contenu et une interprétation dramatiques, que les deux joueurs soutiennent avec brio, faisant montre de leur polyvalence. Pour l’improvisation ultime de la soirée, Bélanger et Roy entraînent le public en Russie pour une mission Sans limites. Techniques de ninja, chats explosifs et patron despotique sont au rendez-vous dans cette impro cohérente et divertissante. Chaque joueur tire avantage de son temps sur la patinoire, bien à l’écoute l’un de l’autre, mais c’est finalement Vincent Bélanger qui mérite les grands honneurs au terme de cette soirée festive et tout à fait réussie.

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