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L’humilité vue par Jean-François Mercier

Jean-François Mercier succédera aux Morissette

L’humilité vue par Jean-François Mercier

Il y a quelques semaines, quand le couple de l’heure, Véronique Cloutier et Louis Morissette, a annoncé en grande pompe qu’il s’installait à Sainte-Thérèse, l’été prochain, pour présenter son spectacle Les Morissette, celui de l’humoriste Jean-François Mercier est du coup passé inaperçu. Il est pourtant celui qui succédera au couple sur les planches du Théâtre Lionel-Groulx, du 7 au 30 août.

Bon joueur, Mercier a pris la chose en riant. «C’est comme quand t’organises un grand rassemblement religieux pis que le pape débarque à la dernière minute. Ton rassemblement est scrapé parce que tout le monde veut juste voir le pape», lancera‑t‑il au bout du fil, à la blague.

Cinq ans après avoir quitté les feux de la rampe pour se consacrer à ses projets télé, Mercier renouera avec la scène en présentant son deuxième spectacle solo. «Ce spectacle, je l’ai écrit sans me juger», avance celui qui a séduit le Québec avec son humour corrosif et critique. Reste qu’après ses succès télé, Mercier appréhende un peu son retour sur scène. «Ça prend une humilité que je n’ai peut-être pas», reconnaît‑il.

À quelques mois de son arrivée à Sainte-Thérèse, Mercier teste déjà ses numéros, puisés à même les quelque 400 pages écrites en vue de ce spectacle. «Quand on sait qu’un spectacle tient en 45 pages… Il faut juste que je trouve ma brique d’or dans cette mine d’or», image‑t‑il. La tâche est colossale. «C’est beaucoup de travail. Tout est question de rythme, d’équilibre. Des fois, j’ai l’impression que je m’en vais dans toutes les directions», relate celui dont le but ultime, dit‑il, demeure d’offrir un bon spectacle pour que les gens passent une bonne soirée. «Nous, les humoristes, on est comme des vendeurs de rêve. Mais nos vies ne sont pas si amusantes que ça», poursuit‑il.

Reste que le spectacle de Mercier promet d’être aussi corrosif que son précédent, Le show du gros cave, avec des numéros comme celui sur les infidélités, marqués par des arguments fallacieux, de son propre aveu. Avec, pour différence, la notoriété de son auteur. «Mon spectacle est plus personnel. Et le fait que je sois connu vient aussi teinter ma vie, alors j’en parle», lâche‑t‑il.

L’enfant ou la mère

À cheval entre la télévision et la scène, Mercier souhaite se concentrer sur son spectacle… tout en continuant ses projets télé! «C’est sûr que, si c’est possible, je continuerai la télévision. Mais ma priorité, c’est mon spectacle. C’est comme demander à quelqu’un de choisir entre son enfant et sa mère. C’est déchirant», compare‑t‑il.

Or, Mercier choisirait son enfant, son spectacle. Parce que là réside aussi son désir de pérennité. «Je n’ai pas d’enfant donc ma pérennité, c’est mon œuvre. D’ailleurs, pendant que je te parle, je caresse mon Olivier», rigole‑t‑il.

Compagnon de longue date de l’humoriste, François Avard assurera la script-édition du spectacle, alors que Guy Jodoin, un nouveau venu dans l’univers de Mercier, en signera la mise en scène. «Jodoin, c’est un rebelle dans l’âme. J’admire beaucoup sa façon de travailler. D’ailleurs, il ne le sait pas encore, mais on commence à travailler tout de suite après les Fêtes», termine‑t‑il.

Jean-François Mercier sera sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx durant tout le mois d’août, avant de poursuivre sa tournée à Montréal, Québec, Brossard et Laval.

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