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L’histoire inachevée de Ludo

Sylvie de Morais-Nogueria et Étienne Pilon, dans Je voudrais me déposer la tête.

L’histoire inachevée de Ludo

Je voudrais me déposer la tête

Se suicider, c’est laisser sa peine aux autres, et c’est l’impossible inventaire de cette perte en héritage que font les comédiens de la pièce Je voudrais me déposer la tête, une adaptation théâtrale de Claude Poissant à partir du livre de Jonathan Harnois.

Ils sont donc trois comédiens, nommément Christian Baril, Étienne Pilon et François-Simon T. Poirier, à incarner le souvenir de celui qui s’est enfui sur les volutes d’oxydes de carbone, alors que Sylvie de Morais-Nogueria joue Andelle et que Chantal Baril campe cette mère éprouvée par le deuil et qui apparaîtra à la conclusion du spectacle.

Il s’agit donc d’un texte d’abord et avant tout, et le spectacle qui en résulte pourrait être analysé à la manière d’un poème. La scène en plan incliné de Romain Fabre nous apparaît tel un livre ouvert sur lequel les comédiens recherchent les pistes manquantes de l’histoire inachevée de Ludo, une surface brillamment découpée par les éclairages de Erwann Bernard.

Le traitement que le Théâtre PàP et son directeur artistique font du livre de Jonathan Harnoix oblige le spectateur à une plongée sans repères, en marquant une seule fois l’avancée du temps et ne se donnant que la rencontre avec la mère du disparu pour révéler l’avancement du récit. Le traitement est donc narratif, telle une lecture publique, et la composition des comédiens est volontairement abolie pour n’exister qu’à travers les phrases qui nourrissent la réflexion.

Il s’agit donc d’une pièce pour spectateurs avertis, lesquels se sont délectés de cette représentation dont l’esthétique arrive toutefois à compenser cet aspect statique. Le texte est le seul matériau de la composition des personnages et ce sont, de toute évidence, les mots de l’écrivain qui y gagnent, dans une mise en scène en tableaux.

Nous étions particulièrement nombreux, dimanche soir dernier, pour cette représentation que des professeurs du Collège ont vraisemblablement imposée à leurs émules, ce qui a nourri l’échange qui s’ensuivit avec les comédiens.

Théâtre extrême, le 21 mars

C’est à la faveur d’un autre lieu et dans une direction diamétralement opposée que nous irons, le samedi 21 mars, alors que le Théâtre Lionel-Groulx présentera la pièce intitulée Théâtre extrême, à l’église Sacré-Cœur.

Le canevas de cette pièce au cours de laquelle le Parti populaire du Québec tentera de se faire élire offre pas moins de quatre cents possibilités, selon le bon vouloir du citoyen spectateur qui sera appelé à voter au cours de la représentation. Cette production du Théâtre du Vaisseau d’Or met une dizaine de jeunes comédiens en scène et il faut dire que la formule cabaret se prête parfaitement à ce type de représentation.

L’église est sise au 45, boulevard Labelle, à Sainte-Thérèse, et vous pouvez obtenir plus de renseignements sur le site [www.tehatrelg.com] ou par téléphone au 450-434-4006.

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