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Les Voyagements: depuis 15 ans

Les Voyagements favorisent la circulation du théâtre de création produit au Québec

Les Voyagements: depuis 15 ans, c’est la montagne qui vient à nous

Les amateurs de théâtre bien au fait de la programmation du diffuseur Odyscène relèvent parfois qu’une production est marquée du sceau des Voyagements, un regroupement qui a pris naissance, il y a 15 ans, afin de mousser la circulation du théâtre de création produit au Québec.

Ainsi, les pièces Bar (14 mars) et Après moi (24 mars), qui se réincarneront bientôt sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx, font partie de la cinquantaine de spectacles qui, cette année, sous l’égide des Voyagements, sont parties sur les routes non seulement du Québec, mais de toute la francophonie canadienne.

Partir à la rencontre du public, telle était la motivation première des artisans du milieu théâtral quand, en 1997, on faisait collectivement le constat que le théâtre de création avait une espérance de vie trop courte et que des bijoux de spectacles jouissaient d’une diffusion trop restreinte. On a donc mis en place cet organisme qui répertorie l’offre théâtrale, en collaboration avec ses membres, en grande partie les diffuseurs de spectacles comme Odyscène, mais aussi les artistes et autres intervenants du milieu, et qui fonctionne sur le mode de la concertation.

Les rencontres autour de la création

Plus est, Les Voyagements offrent au diffuseur de les accompagner dans leurs efforts pour titiller l’intérêt du public. Des rencontres entre celui-ci et des artisans du théâtre (acteurs, metteurs en scène, auteurs) sont alors programmées, parfois avant le spectacle, sinon immédiatement après. Si l’on pouvait tenir annuellement une vingtaine de rencontres de ce genre, au tout début, on en recense 143, cette année, au nombre des 203 représentations portant le sceau des Voyagements.

«Ces rencontres permettent au public de se rapprocher du processus de création, d’avoir certaines clés pour décoder ce qui se déroule devant lui», indique Manon Morin, directrice des Voyagements, avant d’ajouter que parfois, selon le thème exploité dans une pièce, on peut inviter un spécialiste (psychologue, sociologue, historien ou autre) à se joindre à la discussion.

Ces rencontres sont pertinentes non pas parce que le théâtre actuel est plus compliqué que le théâtre de répertoire, mais bien parce que son propos est… actuel et que la dramaturgie émergente (comme c’est le cas pour tout ce qui se crée, en fait, peu importe le domaine) n’arrive jamais en même temps que l’analyse. «Le théâtre de création favorise une prise de parole et une prise de conscience à propos de ce que l’on vit en ce moment. C’est un moyen pour dénoncer, un moyen pour réfléchir. C’est un art collectif qui s’adresse à la collectivité», souligne Manon Morin. Un art qui prend, pour nous, le recul nécessaire dans notre quête vers la compréhension des choses, serions-nous tentés d’ajouter.

15 ans de découvertes

Depuis sa fondation, Les Voyagements ont élargi leur terrain de jeu et rejoignent chaque année quelque 36 000 spectateurs qui sont à même de découvrir les nouveaux metteurs en scène, auteurs et acteurs qui participent à l’évolution de la dramaturgie québécoise et que, faute d’un réseau organisé, nous aurions pu mettre beaucoup plus de temps à connaître, parce que les grands centres, parce que les régions éloignées, parce que. Or, avec Les Voyagements, depuis 15 ans, c’est la montagne qui vient à nous.

«On en ressent une grande fierté, exprime Manon Morin, d’autant plus que le modèle est observé et emprunté par les artisans des autres disciplines, comme la musique et la danse. Et aussi parce qu’on a réussi à fidéliser le public.»

Pas seulement le public, dirions-nous, puisque l’accueil du milieu théâtral et de la diffusion semble tout aussi enthousiaste. En font foi c’est témoignages chaleureux consignés dans une vidéo que vous pourrez trouver sur le site Web de l’organisme, en même temps qu’une foule d’autres renseignements.

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