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Les grands airs de Gino Quilico

Pour son concert Serrata D’Amore

Les grands airs de Gino Quilico

D’une année à l’autre, la popularité des soirées Place du Village en spectacle ne se dément pas. Avec le temps, ces soirées musicales aux styles variés favorisant la découverte se sont bâti un auditoire large et fidèle au poste tous les mardis de l’été.

Ainsi, une foule considérable se massait sur la Place du Village, le 9 juillet dernier, pour accueillir le chanteur lyrique de renommée internationale Gino Quilico. Ce dernier s’est produit à travers le monde, sous la direction des plus grands chefs d’orchestre, en opéra, comédie musicale et chant populaire.

Pour son concert Serrata D’Amore, il s’entoure de l’Ensemble TrioSphère. Composé du pianiste Dominic Boulianne, de la violoniste Lizann Gervais et de la violoncelliste Elisabeth Giroux, le trio se fait complice de Gino Quilico, musicalement et personnellement. Entre les pièces, et parfois pendant celles‑ci, Quilico et les musiciens échangent des plaisanteries, se taquinent les uns les autres, le pianiste Boulianne faisant même rigoler franchement le chanteur par ses facéties.

Si l’opéra et l’art lyrique peuvent sembler élitistes ou austères, ce spectacle en plein air de Gino Quilico les présente sous un tout autre jour. Il en résulte une atmosphère résolument détendue, agréable et rassembleuse, car un lien chaleureux se tisse rapidement avec le public.

Celui‑ci apprécie bien sûr la voix puissante et maîtrisée du baryton, mais aussi son affabilité et son accessibilité. Avec Serrata d’Amore, Quilico se raconte, en chansons comme en anecdotes, le public pendu à ses lèvres. Il visite son répertoire d’opéra comme de chant populaire, en français, en italien ou en anglais, prenant le temps d’expliquer la présence de chaque chanson dans le concert, d’évoquer les souvenirs qui les lient à chacune d’elles.

Ainsi, avec l’aide de ses complices musiciens et de canzonettas italiennes, il recrée les ballades en voiture de son enfance où sa mère apprenait l’accordéon, avant de se glisser pour une énième fois dans la peau de Jean Valjean avec une Comme un homme tirée des Misérables à l’interprétation captivante et sentie.

Même son de cloche alors qu’il reprend son rôle de Figaro du Barbier de Séville pour Largo Al Factotum, qu’il connaît sous toutes ses coutures et qu’il livre avec une maîtrise totale de même qu’une passion palpable. Les tarentelles côtoient la magistrale Planchers fragiles de Daniel Seff, Old Man River se marie magnifiquement à Hallelujah. Le public, à l’écoute attentive, se réjouit d’entendre les airs qu’il connaît bien et qu’il aime, d’O Sole Mio à Con Te Partiro en passant par le thème du Parrain ou encore le Nessun Dorma de Pavarotti, ovationnant souvent longuement (et debout) l’artiste sur scène.

Ce dernier reçoit les hommages avec une humilité sincère, que l’on peut d’ailleurs deviner tout au long de la soirée. Par exemple lorsque Gino Quilico s’éclipse à quelques reprises pour laisser le plateau au brillant Ensemble TrioSphère ou à travers sa tenue vestimentaire sobre et son attitude décontractée qui laissent sa voix prendre toute la place qui lui revient.

Ce mardi 16 juillet, la Place du Village résonnera de la guitare vertigineuse de Michel Morissette et de son quintette jazz. Le spectacle est gratuit et débute à 19 h 30.

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