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Les d’Alexandre BisaillonBallounes

Alexandre Bisaillon sera en spectacle au Billard Le Patriote, le samedi 30 mars. (Photo Yan Bleney, courtoisie)

Les Ballounes d’Alexandre Bisaillon

Le 30 mars à Saint-Eustache

Elles viennent en bouquet, d’où la formulation au pluriel, et elles coiffent aussi le titre de son spectacle (en rodage) parce que le mot à lui seul fait bien rire Alexandre Bisaillon, lequel viendra vous raconter sa vie rigolote, le samedi 30 mars au Billard Le Patriote.

Pour résumer le bonhomme, disons que ce diplômé de l’École nationale de l’humour (2012), que d’aucuns surnomment «Biz» , présente un personnage de scène pour le moins énergique qui réfléchit tout haut, un peu comme s’il façonnait sa pensée à mesure qu’elle s’exprime, ce qui donne souvent des réflexions qui s’assoient sur une distorsion de la logique qui amène forcément l’effet comique.

«Oui, il y a un brin d’absurdité. Un peu de candeur, aussi» , exprime l’humoriste qui décrit ce personnage comme un prolongement accentué de lui-même, à la différence près qu’une fois sur scène, Alexandre Bisaillon s’affranchit de la réserve et de la timidité (eh oui!) qui le caractérisent dans la vie. «Je suis plus observateur de nature, dit-il. Mon côté énergique ressort davantage quand je suis avec mes amis. Sur scène, je dis à voix haute les choses que j’observe discrètement autour de moi.»

Le public en tête

La vie ordinaire de tous les jours, ses propres travers et son anxiété profonde sont à la source des numéros qu’il viendra vous présenter dans ce spectacle dont le titre (Ballounes) fait aussi référence à l’euphorie et l’extase, de même qu’à tout un lot de métaphores (partir sur une balloune, se faire péter sa balloune, etc.). «Je voulais tester des univers, des bulles, sans me donner la pression d’avoir une ligne directrice» , enchaîne celui qui a donc constitué une sorte de macédoine de numéros éprouvés et de matériel neuf, ni plus ni moins que ce qu’il considère comme ses meilleurs numéros.

«Pour que je garde un numéro, il faut que ça me parle encore» , poursuit l’artiste qui avoue se fatiguer très vite de certains trucs qu’il écrit, ce qui peut rendre les choses un tantinet compliquées quand on aspire à prendre la route pour une longue tournée. «Les numéros qui restent sont souvent ceux qui ont gardé leur authenticité, leur originalité et qui sont encore proches de ma réalité. Ceux dans lesquels les gens se reconnaissent, aussi. Les réactions du public comptent pour beaucoup» , dit-il encore.

Le public, voilà donc la seule vraie cible, la véritable motivation de tout artiste de scène, mais Alexandre Bisaillon, qui se considère encore comme faisant partie de la relève, constate que lorsqu’on fait ses premières armes, il arrive qu’on s’en détourne et qu’on cherche parfois à impressionner davantage les camarades et les gens de l’industrie. «Il faut éviter de tomber prisonnier de ce chemin-là. Il faut passer par là pour se faire remarquer, mais après, il ne faut jamais oublier pour qui on le fait» , philosophe l’humoriste de 28 ans.

Osez la découverte

Le 30 mars, Alexandre Bisaillon se présentera devant vous en toute simplicité, c’est-à-dire avec un tabouret, un verre d’eau et un micro, quoiqu’il aimerait éventuellement ajouter du matériel vidéo, mais ça, c’est pour plus tard. Il se peut (ça n’était pas encore décidé au moment de l’entrevue) que l’humoriste y ramène le personnage de Roger Tugnutt, une espèce de commentateur sportif grossier, misogyne, homophobe, résolument mal engueulé, qui avait jusqu’ici une vie sur le Web et que certaines personnes lui réclament.

«Je ne sais pas encore comment je pourrais l’amener sur scène» , dit-il, tout en admettant que ce genre de personnage peut être quelque peu dangereux. «Tu peux lui faire dire n’importe quoi, mais en même temps, il vient d’une autre époque» , réfléchit l’artiste qui cherche surtout, sans raconter une histoire, à établir un fil conducteur, à enchaîner des numéros qui se font écho. Autrement dit, même s’il saute parfois du coq à l’âne, il faut que le public y voie tout de même une certaine logique, une cohérence dans le discours global.

À cette étape du rodage, Alexandre Bisaillon en est encore à peaufiner les textes. «Ce ne sont pas des premières versions de textes, mais on se donne encore la possibilité de faire bouger certaines choses, de travailler ce qui fonctionne un peu moins» , précise l’humoriste qui vous présentera un opus oscillant entre 75 et 90 minutes et qui vous invite à «oser» la relève, à découvrir un artiste que vous ne connaissez peut-être pas encore.

Le spectacle débute à 20 h, au Billard Le Patriote situé au 215, rue Saint-Laurent, à Saint-Eustache. L’établissement s’affiche sur le Web et sur Facebook.

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