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Les amis de Premier Ciel

Le groupe hommage à Harmonium

Les amis de Premier Ciel

Une Boréale rousse à la main durant l’entracte, j’ai aussitôt répondu «à Céline» lorsque le beau-frère m’a demandé à quoi je pensais, en écoutant les airs de Premier Ciel. Non, c’est pas le titre d’une chanson d’Harmonium. Céline Beaulieu était une de mes blondes à l’époque du Chic Royal.

Nous avions l’esprit communautaire et le sida ne sévissait pas encore à cette époque où l’on pouvait dire Viens t’en mon vieux viens danser, sans être dans le quartier gai.

Et cette bande de vieux bondait littéralement le Théâtre Lionel-Groulx, vendredi dernier. Pas moins de 730 quinquagénaires, le cœur palpitant de jeunesse sur les accords de la Norman douze cordes et frémissant encore au son de la flûte traversière.

Théâtre magique? Oui, vendredi dernier il y eut une véritable magie atemporelle au Théâtre Lionel-Groulx, une chimie des sons qui nous audiotransportait en 1978, alors que chaque spectateur participait à la même réminiscence collective.

Les huit musiciens du groupe hommage qui incarne la musique de notre Pink Floyd à nous autres savaient non seulement faire revivre les chansons de Serge Fiori et Michel Normandeau avec brio, mais la manière ravivait tout aussi bien l’esprit de l’époque.

Il faut savoir que Premier Ciel est formé autour de Mathieu Grégoire, voix guitare et flûte, qui incarne Serge Fiori sans jamais faire dans la personnification, encore moins l’imitation. On voulait Harmonium et c’est Harmonium qu’on a eu.

L’interprétation est d’une justesse qui ravit dès les premiers accords, avec les souvenirs qui remontent à la surface sur un flot d’émotions que la foule partageait en célébrant le plus fabuleux corpus musical produit par un groupe dorénavant mythique.

Ce sont des amis que Mathieu Grégoire nous a présentés sur scène, mais n’allez surtout pas croire qu’il s’agit d’un orchestre de garage qui fait des corpos et quelques guigues.

Parce que dans la magie ambiante, il y avait Julie Valois pour incarner sa génitrice Monique Fauteux, en ajoutant Rhodes et claviers et aussi l’accordéon à une voix puissante.

François Fournier tient la basse et Stéphane Milot est aux claviers avec Sébastien Cloutier à la guitare. Bob St‑Laurent est à la batterie et il faut souligner la présence du grand jazzman Michel Dubeau aux vents.

Guillaume Marchand complétait l’orchestre aux claviers et tous (sauf Dubeau, ce qui se comprend) participent aux voix. Ça fait beaucoup de talent sur scène et le total est encore plus grand que la somme de ses parties.

En fait, ce ne sont pas deux parties, mais deux spectacles auxquels nous avons eu droit, puisque la représentation s’est terminée à 23 h 15. À l’entracte, nous avions déjà eu droit à une heure trente de chansons à peine entrecoupées de quelques commentaires, et à la fin on en redemandait.

Selon Fiori, c’est toujours pour l’amour qu’on devient fou. Eh oui! Y avait encore plein de fous tout partout, mais quand même devenus un peu plus sages, parce qu’à onze heures et quart, au Chic Royal, c’est l’heure où le grand Perrier et Gaston commençaient leur soirée.

Les séries Musique et Chanson de même que Jazz et Blues/Folk reviennent en octobre et leur programmation est disponible en ligne chez Odyscène.

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