- PUBLICITÉ -
Les 4 et 5 septembre à Sainte-Thérèse: Les 8 Babins et Viva l’Évolution

Les 8 Babins : (devant) Benoit Aumont-Lefrançois

Les 4 et 5 septembre à Sainte-Thérèse: Les 8 Babins et Viva l’Évolution

Si l’on voulait faire un jeu de mots facile, on dirait qu’ils seront en quête du St-Graal, du nom de l’établissement de la rue Turgeon qui les accueillera pour deux soirs, vendredi et samedi prochain à Sainte-Thérèse. Connaissez-vous les 8 Babins?

Si c’est le cas, vous savez qu’ils sont jeunes et barbus (sauf pour la saxophoniste et le batteur, qui sont jeunes, certes, mais…), que leur musique, fraîche, pétillante et festive, tient pour l’instant sur deux albums, dont le dernier, intitulé Viva l’Évolution, est à l’origine d’une tournée qui leur a valu une cinquantaine d’engagements depuis avril 2014.

C’est donc un spectacle éminemment rodé qui attend le public, lequel pourra choisir entre Le soir débranché (version acoustique) et Le soir branché (version électrique) mais, de l’avis du chanteur et compositeur du groupe, Hugo Paquette-Ravary, il serait plus avisé d’assister aux deux représentations. «Que tu sois ou non un fan du groupe, ça te permettra de mieux connaître et de vraiment comprendre l’essence des Babins», exprime celui-ci en rappelant que le groupe, formé à Saint-Jérôme avec son frère Vincent, en 2010, puise abondamment dans le terreau du rock, du soul, du jazz et du blues.

«On ne se dit jamais qu’on va faire tel ou tel style. En général, j’arrive avec une chanson composée à la guitare, version feu de camp, et chacun y va de sa contribution. On décortique la chanson, on discute et, pour la version finale, ce n’est pas toujours facile mais, en bout de ligne, on écoute celui qui a la plus grande gueule ce jour-là!», raconte le chanteur, dans un sourire.

Les 8 Babins (ils sont sept, six sur la photo et plus personne ne sait pourquoi on a choisi ce nom) ont entre 24 et 28 ans et leur musique porte les préoccupations de cette génération, avec des textes qui expriment une certaine angoisse devant le temps qui passe, l’issue de la vie, le conformisme et «l’évolution», qui n’est pas nécessairement perçue comme une chose très positive, d’où cet appel pressant à faire la fête comme s’il n’y avait guère de lendemain.

«On s’accroche à la vingtaine, c’est vrai, mais avec le temps, on s’inquiète moins», postule Hugo Paquette-Ravary en ajoutant que cette maturité nouvelle (pensez, l’un des Babins embrassera bientôt la paternité) transpirera certainement sur le prochain album, tant sur le plan des textes que de la musique. «Ce sera toujours rock et funky, mais ce sera un peu plus assis, plus soul et groovy», explique-t-il.

Chose certaine, les 8 Babins sont absolument en phase avec la mouvance musicale actuelle au Québec. Ils sont les dignes héritiers de Mononc Serge, Jean Leloup, Plume, Mes Aïeux (eh oui, pour les harmonies vocales) et surtout Les Colocs, la comparaison qui revient le plus souvent et avec laquelle Hugo commence à faire la paix. «Je n’ai jamais pensé à faire du Coloc, dit-il, mais c’est sûr que ce groupe-là a marqué mon imaginaire, comme d’autres groupes ici et aux États-Unis.»

Outre Hugo Paquette-Ravary (guitare et voix principale), son frère Vincent (batterie et voix), le groupe mise sur les talents conjugués de Jérémy Sigouin (guitare et voix), Simon Éthier (basse et voix) Karyne Gingras (saxophone), Mathieu Forget (le petit nouveau, qui n’est pas sur la photo officielle et qui tient l’autre saxophone) et Benoit Aumont-Lefrançois (percussionniste et amuseur de foule).

Sachez que le St-Graal est une brasserie artisanale située au 32, rue Turgeon, à Sainte-Thérèse, et que les deux spectacles sont prévus à 21 h, les 4 et 5 septembre. Pour la billetterie, il faut passer par [epasslive.com].

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top