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Léane Plouffe, Blainville, Les Voix de la poésie

Léane Plouffe

Léane Plouffe parmi les demi-finalistes

Concours Les voix de la poésie

La Blainvilloise Léane Plouffe est au nombre des 24 demi-finalistes du concours pancanadien Les voix de la poésie, dont la grande finale sera diffusée en ligne,  le vendredi 17 avril.

Étudiante en Sciences de la nature, au Collège Lionel-Groulx, Léane Plouffe a franchi toutes les étapes de cette grande épreuve de récitation qui mettaient en lice plus de 20 000 participants répartis dans 1 400 écoles, d’un bout à l’autre du pays.

Il faut savoir que les participants doivent puiser dans un répertoire poétique établi par les organisateurs du concours, lequel contient, pour la partie francophone, des textes issus de la plumes d’auteurs français et québécois à travers les âges.

Léane Plouffe y a retenu des œuvres de Charles Vildrac (Sans espoir de rien), Jovette Bernier (J’abdique tout) et Jacques Brault (Patience), tous trois portant une énergie distincte qui lui permet d’explorer différentes zones de l’émotion humaine et de les extérioriser.

S’évader, faire le vide

Ainsi, dit-elle, la poésie de Jacques Brault lui permet de s’approprier une colère qu’elle associe à la sienne face aux changements climatiques. Avec Jovette Bernier, c’est une émotion davantage épidermique qui transcende ce poème éminemment lyrique (Je ne suis plus qu’un peu de chair qui souffre et saigne), alors que la légèreté et la simplicité du poème de Vildrac sert néanmoins de canevas à une réflexion qui la rejoint.

«J’aime beaucoup les arts», exprime Léane Plouffe qui a notamment étudié le piano pendant cinq ans, grâce au programme de Formation musicale intensive (FMI) dispensé à l’école Arthur-Vaillancourt, à Sainte-Thérèse. «Encore aujourd’hui, dit-elle, j’éprouve beaucoup de plaisir lorsque je joue de cet instrument.  Cela me permet de m’évader et de faire le vide. La poésie m’a permis de retrouver ce sentiment.» 

Pour ce qui est du concours, une première étape se déroulait en classe, alors que les participants devaient se prêter à l’analyse et la mémorisation de l’œuvre choisie, avant d’en peaufiner l’interprétation, puisque l’un des grands objectifs de ce concours est justement de «partager la poésie à voix haute». À cette étape, c’est toujours l’enseignant (e) qui, après avoir évalué la présence physique, la voix et l’articulation, l’évidence d’une compréhension, l’interprétation, l’impression générale et la précision, désigne un gagnant qui tentera alors de se démarquer à l’intérieur de son école.

Vers la finale

Léane Plouffe a donc été couronnée gagnante à Lionel-Groulx, à la suite de quoi sa récitation filmée a été envoyée à un jury composé de poètes qui l’ont retenue parmi les 24 demi-finalistes du concours, lequel culminera par la sélection de neuf finalistes. La grande finale sera présentée le vendredi 17 avril, à 13 h. Normalement, cette étape devrait se faire en salle, mais dans ce contexte de pandémie, le tout sera présenté en ligne, au [www.voixdelapoesie.com].

Le jury de la section francophone est composé des poètes Joséphine Bacon, Anne-Marie Desmeules et Pierre Nepveu. Une première place vaudrait une bourse de 5 000 $ à Léane Plouffe, de même qu’un montant de 1 000 $ pour a bibliothèque du Collège, laquelle devrait consacrer la moitié de cette somme à l’achat de recueils de poésie.

«J’ai eu la chance d’avoir l’aide précieuse de Nathalie Piette, professeure de littérature au Collège. Elle m’a aidée à travers tout ce processus et je la remercie du fond de mon cœur», termine Léane Plouffe.

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