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Le slam en vedette aux Beaux Lundis de Boisbriand

L’Eustachois Vincent Roy a été chaudement applaudi par les spectateurs avec son slam Vive l’amour et ses parties du corps.

Le slam en vedette aux Beaux Lundis de Boisbriand

Après le festival Un air d’ici et d’ailleurs, c’est maintenant au tour des Beaux Lundis d’enjoliver les soirées estivales des Boisbriannais. En plus des talentueux artistes qui occuperont la scène du parc Claude-Jasmin, entre le 15 juillet et le 12 août, les spectateurs pourront aussi découvrir de jeunes slameurs tous les lundis.

Vincent Roy, un adolescent de Saint-Eustache dont la prestation a été retenue dans le cadre du concours de slam organisé par la Ville de Boisbriand au printemps dernier, a ainsi introduit les spectateurs à cet art bien populaire auprès des jeunes, mais qui demeure pourtant méconnu du grand public.

Avec sa chanson poétique Vive l’amour et ses parties du corps, le jeune Vincent a fait la démonstration que les jeux de mots bien enlignés pouvaient charmer un public tout autant qu’une chansonnette musicale.

Les spectateurs l’ont chaudement applaudi, ce qui présage d’un accueil chaleureux pour les autres slameurs qui monteront sur la petite scène du parc Claude-Jasmin lors des prochains Beaux Lundis.

Rencontré quelques minutes avant le début de la soirée musicale en compagnie du seul Boisbriannais retenu au concours, Charles-Olivier Brown, Vincent a confié s’être lui‑même laissé charmer par les prestations talentueuses du Québécois David Goudreault et du Français Grand Corps Malade, deux artistes désormais réputés dans l’art du slam.

Depuis, il s’est mis à la composition. «Ce que j’aime, c’est de jouer avec les mots. Le slam, c’est une déformation de la langue, c’est une manière différente de passer un message», affirme‑t‑il.

Et de ce fait, la composition qu’il a présentée lundi soir raconte une situation amoureuse exprimée en faisant référence aux parties du corps. Un texte empreint de simplicité, original et accrocheur.

Charles-Olivier Brown, qui, à 13 ans, est le plus jeune à avoir été sélectionné au concours, estime que le slam offre une liberté totale à ses adeptes. «On y met le rythme que l’on veut», fait‑il remarquer.

Mais L’amour avec un grand h qu’il interprétera le 12 août, en première partie du spectacle de Cœur de pirate, en sera toutefois dénué puisque Charles-Olivier a plutôt misé sur des mots libérateurs, ceux exprimant la souffrance d’un jeune cœur amoureux refusé. Un coup de foudre non accueilli.

Son cri du cœur, qui était à l’origine un poème, est devenu depuis un slam aux fins du concours municipal. «Je ne l’ai pas fait pour gagner (le concours), mais pour me libérer. Je m’étais toujours fait briser le cœur. Je voulais libérer mes sentiments», avoue le jeune Boisbriannais, en toute simplicité.

Et il ne s’attendait surtout pas à offrir son slam devant une foule que l’on prévoit plus élevée qu’à l’habitude en raison de la renommée de l’artiste inscrite au programme de la soirée du 12 août. «C’est la première fois que je vais faire une prestation seul devant une foule, confie‑t‑il. On m’a dit qu’il y aurait 2 000 personnes. C’est énervant et j’ai peur

Mais il y a fort à parier que l’authenticité de sa démarche gagnera le cœur du public, tout comme celle des autres slameurs qui se succéderont sur la scène d’ici le dernier spectacle de la saison 2013.

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