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Entête - Culture

Le curé Labelle est désormais un personnage historique

Il y a des coïncidences qui sont plus heureuses que d’autres, semble-t-il, et l’on n’a pas manqué de souligner l’arrivée de cette nouvelle télésérie (Les Pays d’en haut) qui lui fait la part belle, en même temps que le curé Antoine Labelle faisait son entrée au panthéon des «personnages historiques», tel qu’on les désigne au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

L’annonce en a été faite par la ministre de la Culture, Hélène David, vendredi dernier à la Maison de la culture Claude-Henri-Grignon, à Saint-Jérôme, en marge de l’exposition Les stations du Curé Labelle, de la peintre fabuliste Dominique Beauregard.

Un personnage d’envergure

«Cet homme que tous nomment familièrement le Curé Labelle, est l’une des figures historiques préférées des Québécois. Il incarne la force physique, la résilience et l’esprit de résistance des pionniers qui ont bâti le Québec, a exprimé la ministre en présentant le personnage comme un missionnaire, un serviteur de l’État et, bien sûr, un colonisateur. C’est un personnage d’envergure comme en en rencontre une fois par siècle.»

À la fois homme d’église et politicien, le curé Labelle, qu’on a surnommé le Roi du Nord, est évidemment reconnu comme celui qui fut le principal acteur du peuplement des Laurentides.

La ministre responsable de la région des Laurentides, Christine St-Pierre, a également rappelé que le curé Labelle avait été à l’origine de l’implantation du transport ferroviaire dans la région, un outil probant de développement, et d’une industrie francophone du papier. «C’était un homme de grande envergure qui aura laissé une marque indélébile en situant l’emplacement d’une vingtaine de villages», a-t-elle évoqué.

Pour sa part, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, ne cachait pas sa fierté à l’égard de son célèbre concitoyen, inhumé à Saint-Jérôme, en 1891 et dont on soulignera, cette année, le 125e anniversaire de son décès. Ce dernier en profitait pour annoncer un investissement de cinq millions de dollars, dans le cadre d’un projet qui s’ébranlera l’été prochani et qui prendra la forme de travaux destinés à réaménager la Place du Curé-Labelle, le tout s’incrivant dans le cadre d’un projet global appelé Quartier des arts et du savoir.

Un deuil d’un mois

C’est la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord, qui avait suggéré la désignation du curé Labelle à titre de personnage historique et la présidente de l’organisme, Suzanne Marcotte, racontait qu’au lendemain de sa mort, le 5 janvier 1891, le conseil municipal de Saint-Jérôme adoptait une résolution en hommage au défunt et enjoignait les élus de porter le deuil pendant un mois. «Le conseil avait même résolu de défrayer une parti de ses funérailles qui furent les plus imposantes de l’histoire du Canada, après celles de Sir George-Étienne Cartier, en 1873» raconte Mme Turcotte. 10 000 personnes avaient alors défilé à Sainte-Jérôme. On avait également résolu de changer le nom de la rue Saint-Jérôme  pour celui du célèbre défunt.

Rappelons que François Xavier Antoine Labelle est né à Sainte-Rose-de-Lima en 1833 et qui est décédé à Saint-Jérôme, où il fut curé de 1868 à 1891. La désignation de l’honneur à titre de personnage historique est désormais officielle et son nom figure déjà au Répertoire du patrimoine culturel du Québec que vous trouverez en ligne, au [www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca].

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