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Le 7 novembre à La petite église: un moment de velours avec Bïa

L’auteure-compositrice-interprète Bïa présentera les chansons de son album Navegar

Le 7 novembre à La petite église: un moment de velours avec Bïa

Glissez-le dans le lecteur CD de votre voiture et le dernier album de Bïa, Navegar, fera de vous le plus parfait exemple de courtoisie au volant, tant sa facture est douce et belle et apaisante! Mieux : offrez-vous un moment de velours avec l’artiste (c’est comme ça qu’elle le dit), le samedi 7 novembre, au Centre d’art La petite église.

En amont de ce septième opus, un séjour à Rio, en 2012, alors que Bïa, Edu Krieger (son cousin, qui est aussi une star brésilienne) et son pote mandoliniste, entrent en studio, un soir, pour s’amuser avec trois chansons qui trottaient dans la tête de la chanteuse. Ces trois chansons, enregistrées avec un accompagnement de deux instrumentistes caracolant sur ses mots et ses mélodies, raconte Bïa, ont donné la couleur de ce que serait, trois ans plus tard, ce nouvel album intitulé Navegar, un mot espagnol qui signifie «naviguer».

D’une escale à l’autre (Navegar contient 13 titres et vient de remporter le Félix du Meilleur album musique du monde), Bïa reprend la formule et se fait accompagner par différents duos, ce qui un donne un disque pour le moins épuré, extrêmement soigné et empreint de virtuosité. Violoncelle, accordéon, guitare, contrebasse, harmonica, violon, clarinette et harpe s’y côtoient sur des rythmes latins, dans des œuvres faites au petit point et en dentelle, mais ce qui frappe, surtout et tout doucement, c’est la manière de chanter de Bïa.

La voix est très jolie, on le sait, mais ce qui finit par nous happer pour mieux nous charmer, c’est qu’elle n’en abuse jamais. On dirait même qu’elle passe outre les occasions de livrer une performance vocale pour mieux toucher l’émotion pure et nous la rendre. «L’important, pour moi, c’est tout ce qui me fait vibrer, c’est de vivre avec l’oreille qui va m’entendre, image-t-elle. Je voulais que ce disque soit très sensuel, ce qui exige une certaine dramaticité».

Du studio à la scène

Beaucoup de monde, sur ce disque, mais on devine bien qu’ils ne seront pas tous là, le 7 novembre. «La transposition du studio à la scène représentait effectivement un beau défi», ajoute Bïa en énumérant les instrumentistes qui l’y accompagneront, à commencer par la pianiste Jessica Vigneault, la violoncelliste Sheila Hannigan et le bassiste Dan Gigon. Elle-même tiendra la guitare et vous chantera ses jolies chansons dans une ambiance intime, appelant à l’introspection sensuelle (c’est aussi comme ça qu’elle le dit).

«De tous me spectacles, je crois que c’est celui qui se rapproche le plus de l’album duquel il est tiré, dit-elle. Il y a des moments de silence; tout se passe dans une sorte de dépouillement sophistiqué. Imaginez un grand déshabillé de dentelle par opposition à des kimonos colorés.»

Un fil conducteur

Pour ceux qui, comme vous et moi, n’entendent rien à l’espagnol comme au portugais, Bïa assure qu’elle déroulera pour nous, à la manière d’une conteuse, le fil conducteur qui fera de nous des spectateurs avisés. «Je présente mes chansons comme des petits films; en fait, je vous en donne le scénario», dit-elle, ajoutant qu’elle en profite aussi pour s’amuser avec le public, puisqu’il est admis qu’elle adore aussi rigoler.

De Navegar, Bïa livrera huit titres sur 13, ajoutera au moins une pièce de Lhasa de Sela et des chansons des précédents albums qu’elle aime bien revisiter sur scène, un lieu qu’elle affectionne particulièrement. «Est-ce qu’on demande au chat s’il veut du lait!, s’exclame-t-elle. La scène, c’est tout ce que je veux. Tout ce qui précède, l’écriture, le studio, est une échelle pour y monter. J’adore me connecter aux gens. C’est ma plus grande récompense». Qu’on se le tienne pour dit.

Bïa sera en spectacle au Centre d’art La petite église (271, rue Saint Eustache), le samedi 7 novembre à 20 h. Les billets sont disponibles au Service des arts et de la culture, au 275, rue Saint-Eustache (450-974-2787) ou sur le réseau Admission.

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