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Layla Zoe: une électrisante fête du blues

Layla Zoe se laisse envahir par la musique et les mots, les exprimant avec force et émotion.

Layla Zoe: une électrisante fête du blues

La chanteuse de blues Layla Zoe a vu le jour à la fin de la décennie 1970. Pourtant, à la voir en spectacle, avec sa chevelure incroyablement longue et ondulée, ses pendants d’oreilles démesurés et sa dégaine de hippie décontractée, on la croirait directement catapultée de cette époque jusqu’à nous.

Sur la scène du cabaret de l’église Sacré-Cœur, aménagée à son goût avec tabouret, table et lava lamp s’il vous plaît, Layla Zoe a transformé cette soirée du 1er décembre en une électrisante fête du blues.

L’artiste originaire de la Colombie-Britannique carbure à la musique, surtout au blues, depuis sa plus tendre enfance. Bercée par les mélodies à la guitare et la collection de disques de son père, elle apprend en autodidacte tout au long de son adolescence, sa passion grandissante finissant par prendre la forme de six albums en presque autant d’années.

Layla Zoe roule sa bosse à travers le monde, enregistrant un opus en Allemagne, remportant un concours en Finlande, s’installant à Montréal. C’est donc avec un effort immense et sincère qu’elle s’adresse à nous en français, passant de temps à autre à sa langue maternelle pour préciser sa pensée.

Un gospel de circonstance amorce la soirée, emplissant la petite salle à l’acoustique idéale de sa voix ronde et puissante, dans un chant a capella aux éclats éraillés rappelant tout de suite Janis Joplin. Cette pièce donne immédiatement le ton au concert, qui se déroulera sous le signe de l’intensité, mais aussi du plaisir et de la décontraction.

Accompagnée des excellents guitaristes Richard Boisvert et Kim Greenwood, pour une formule trio qu’elle nous dit bien différente de ses habituels spectacles avec orchestre complet, Layla Zoe trépigne sur son tabouret, essayant tant bien que mal de «rester tranquille». Elle abandonne bien vite, descendant dans la foule pour s’abreuver de son énergie déjà très chaleureuse, ou encore elle arpente le plateau pour partager des moments avec chacun des musiciens.

Il s’agit réellement d’une relation donnant-donnant entre l’artiste et les spectateurs, car si ces derniers se montrent démonstratifs, Layla Zoe se donne sans compter. Elle établit instantanément un contact sympathique et drôle avec le public, qui apprécie ses interventions et salue bruyamment chaque morceau, n’attendant pas nécessairement la fin de la pièce pour le faire.

Alors que les guitares se font lancinantes ou rythmées, sensuelles ou planantes, l’auteure-compositrice-interprète se laisse envahir par elles et les mots, les exprimant avec force et émotion. Sa gestuelle guidée par les sonorités brutes du blues qu’elle semble ressentir physiquement, elle se balance lentement sur son tabouret, ses longs cheveux agités par le mouvement, ses bras levés suivant une cadence langoureuse.

Elle va de cour à jardin, échange des œillades complices avec public et musiciens, tout en livrant une performance vocale d’une grande richesse, d’une voix pleine et sans faiblesse, mais capable de douceur autant que d’une puissance rappelant les cuivres. Layla Zoe accomplit le tout avec un tel naturel qu’il apparaît impossible de l’imaginer faire autre chose que chanter le blues et d’habiter la scène.

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