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L’arbre de la vie

Photo Claude Desjardins

L’artiste peintre Olga Popa anime les ateliers de peinture destinés aux résidents du CHSLD Drapeau-Deschambault.

Photo Claude Desjardins

Quelques-uns des tableaux qui ont été réalisés lors de ce premier atelier.

L’arbre de la vie

Atelier de peinture

Sous la supervision de l’artiste peintre rosemèroise Olga Popa, une dizaine de résidents du CHSLD Drapeau-Deschambault, à Sainte-Thérèse, ont pris (ou repris pour certains) la spatule et le pinceau, dans le cadre d’un atelier de peinture offert par le service des loisirs de l’établissement, sous la coordination de Nicole Gravel.

Cette dernière est la fille de Clément Gravel, alias Papy, dont nous vous avons parlé quelques fois dans ces pages et qui s’est mis à peindre à l’âge de 92 ans, par amour pour Pauline, son amoureuse depuis toujours qui, avant sa mort, retrouvait dans les tableaux de son homme l’envie de sourire à la vie.

L’arbre de la vie

Cette histoire, qui peut se raconter de bien des manières, a de réels effets d’émulation en suggérant notamment qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, ce qu’ont fait bon nombre des participants à cet atelier tenu le mercredi 20 novembre, dans le local servant normalement de chapelle, au CHSLD.

Peints à l’acrylique, ces tableaux de petit format étaient destinés à former une mosaïque évoquant l’arbre de la vie, de leur vie, une activité qui a même pris quelques-uns d’entre eux par surprise, étonnés qu’ils étaient de se voir capables de créer une image en jouant avec la couleur et la matière.

À noter que la Fondation Drapeau-Deschambault-Maisonneuve a contribué financièrement (autour de 800 $) à cet atelier qui devait se poursuivre pendant huit semaines, nous précisait la responsable des loisirs, Roxanne Roy. «En faisant de la peinture, on maintient les acquis, on développe sa créativité, on pense à autre chose. C’est très stimulant» , énumérait celle-ci quant aux bienfaits d’une telle activité.

Circulant d’une table à l’autre, Olga Popa distribuait les conseils techniques et les mots d’encouragement, manifestement satisfaite des résultats obtenus.

Pour les orienter, celle-ci leur a d’abord montré des images illustrant la diversité des arbres qu’on retrouve dans la nature, de même que des images d’arbres stylisés. «À peu près tout le monde a utilisé la spatule, ce qui donne une cohérence à l’ensemble, d’autant plus que j’ai distribué à tous les mêmes couleurs» , d’expliquer celle qui travaille normalement avec des enfants (toujours spontanés et sûrs d’eux) et des adolescents (qui sont perfectionnistes, posent énormément de questions et redoutent le jugement des autres).

La différence avec les aînés, dira-t-elle, réside dans ce doute qui les habite quant aux aptitudes qu’ils sont convaincus de ne pas avoir. «Je leur dis: vous êtes capables» , énonce-elle en pointant, parmi tous ceux qui ont été réalisés le 20 novembre, un tableau particulièrement réussi, œuvre d’un participant qui, d’emblée, était convaincu qu’il n’y parviendrait jamais.

À noter que la photographe Mary-Ann Zinzus, comme toujours, y a fait bénévolement de nombreux clichés. Ceux qui avaient été pris avec les aînés du CHSLD, lors de l’exposition de Papy tenue récemment à Rosemère, ont été réunis sur une affiche réalisée par Alexandre Gadoury, chef de division Culture et programmes, à la Ville de Rosemère, document que leur a offert Nicole Gravel et qui sera accroché dans leur tout nouvel atelier.

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