- PUBLICITÉ -
Académie du DJ, Le Loop, Blainville, Jonathan Ruest, DJ Kleancut,

Jonathan Ruest, alias DJ Kleancut, a ouvert tout récemment son école à Blainville. (Photo Claude Desjardins)

L’ABC du DJ

Un crack, une académie, une boucle

L’Académie du DJ et son unité mobile, Le Loop, logent à la même enseigne, dans le parc industriel de Blainville, où s’est récemment installé Jonathan Ruest, que certains connaissent mieux sous le nom de DJ Kleancut, une sommité dans le domaine, à la fois artiste et homme d’affaires, mais surtout résolu à transmettre son savoir et sa passion.

«La fonction a beaucoup changé depuis 20 ans», exprime Jonathan Ruest en faisant le pont entre une époque où le disc-jockey était celui qu’on entendait sans le voir, alors qu’il est devenu une véritable bête de scène, le gardien de l’énergie ambiante, celui qui diffuse en direct des trames musicales (et surtout dansantes) qu’il bricole parfois lui-même en puisant dans tout ce qui vit sur un support numérique. C’est aussi un vrai compositeur, comme en font foi deux nominations à ce titre, au Gala de l’ADISQ. Un réalisateur, également.

Démocratiser son art

«Les DJ compositeurs sont les nerds du showbusiness. Ils sont toujours dans leur studio, le nez dans la technologie et l’informatique», ajoute notre hôte qui, soit dit en passant, cumule 500 000 écoutes sur Spotify, un million de vues sur Youtube et plus de 2 000 prestations en Europe, en Amérique Latine et partout au Canada.

Maintenant qu’il a atteint les ligues majeures, Jonathan Ruest souhaite partager ses connaissances et sa passion pour ce qu’il est convenu d’appeler le DJing. Démocratiser, aussi, ce qu’il appelle l’art de «manipuler le temps, les séquences et les structures, les décomposer et les recomposer». C’est ainsi qu’il définit l’emploi du disc-jockey, un terme qu’il remet en question en lui préférant celui de «digital-jockey».

C’est ce qu’il fait dans son studio blainvillois en accueillant ses élèves, une clientèle qui a moins de 18 ans, dans une proportion de 30 %, pour une majorité d’inscrits en âge de faire tout ce qui est permis. Le programme qu’il dispense dure alors entre 12 et 15 heures. Il est également possible de s’inscrire à des ateliers ponctuels. Il accueille aussi des DJs professionnels qui viennent s’entraîner et butiner ses conseils.

C’est de L’Académie du DJ qu’est issue l’unité mobile Le Loop, qui va à la rencontre des étudiants, dans les écoles secondaires et les cégeps. Toujours, par le biais d’un spectacle-conférence, il cherche à les intéresser à ce qu’il fait, à leur donner, peut-être, le goût de devenir un bon DJ : «Quelqu’un qui sait plaire à tout le monde, mais pas en même temps, et qui sait garder son plancher de danse», résume-t-il. Dans le cadre d’activités parascolaires subséquentes, chacun pourra éventuellement se développer à sa façon et suivant sa personnalité, non sans avoir acquis les notions de base que sont la technique, la théorie, l’exécution, savoir lire et interpréter la foule. Savoir pour qui on joue et surtout, savoir se tourner sur un dix sous, voire s’adapter aux cinq minutes.

Un long hiver

L’Académie du DJ a ouvert ses portes le 1er mars… pour les fermer le 16, quand le Québec entier s’est mis sur pause en raison de la COVID-19. «Pour moi, ç’a été un long hiver», image Jonathan Ruest qui vit en cela la même réalité que bon nombre d’entrepreneurs.

Tout récemment, ce diplômé de l’Institut Trebas en Gestion Industrie musicale (2014) a pu bénéficier d’un prêt et d’une subvention issus du Programme d’aide financière à l’entrepreneuriat (PAFE), un service émanant de la MRC de Thérèse-De Blainville. «Ce n’est pas tant le montant qui importe, mais plutôt la crédibilité que j’ai obtenue auprès de ma MRC», se réjouit Jonathan Ruest. «On parle de DJing, un univers peu connu et encore mal perçu», relève-t-il, saluant du même coup l’ouverture d’esprit de ceux qui occupent les postes de décision à ce chapitre.

Parce que des écoles de ce genre, il n’en existe pas des centaines et il se trouve que Jonathan Ruest souhaite être un ambassadeur de cette culture-là. «L’aventure commence», dit-il. Pour en savoir davantage sur le pédagogue, voyez la page Facebook Académie du DJ. Pour mieux connaître l’artiste, il faut visiter le [www.djkleancut.com].

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top