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La sonorité de Jérôme Godboo

L’harmoniciste et chanteur Jérôme Godboo.

La sonorité de Jérôme Godboo

On clôturait la série blues de très belle façon, samedi dernier, à l’église Sacré-Cœur, alors que l’harmoniciste et chanteur Jérôme Godboo se présentait en trio avec deux accompagnateurs à la basse et guitare électriques.

On craint toujours un manque d’originalité, lorsqu’on se retrouve face à un bluesman très traditionnel, avec le risque d’entendre d’excellents musiciens, certes, mais sans grande inventivité.

Or, Jérôme Godboo est tout à fait unique dans ses sonorités à l’harmonica et la voix s’avère tout aussi personnelle et absolument typée. Ce n’est pas sans raison si le musicien compte déjà treize disques à sa production.

La facture basse et guitare était aussi complétée par une multitude de percussions fines que Godboo utilise avec ce sens musical tout à fait inné. Mais ce sont la voix et l’harmonica qui fascinaient le petit auditoire, qui n’a malheureusement pas rempli la salle de type cabaret.

Les sonorités à l’harmonica sont uniques et c’est avec cet instrument que le bluesman se donne une signature, avec de très belles partitions qui gardent l’auditeur absolument captif.

La voix est à l’avenant et, même sans grande puissance, le ton et le rythme comme la manière et le style en font un musicien entier que l’on écoute en se surprenant de très belles finesses essaimées partout dans ses compositions.

Ce fut donc une excellente prestation pour clore une série qui a connu des soirées inégales quant à la participation, mais qui a toujours présenté de très bons artistes, dont quelques perles tel ce bluesman de Colombie-Britannique qui s’est tout de même frotté aux Jeff Healy, Alannah Miles, Prince et The Tragically Hip.

Glen Miller Big Band, le 27 avril

Permettez cette confidence, mais, pour moi, le Glen Miller Big Band c’est vraiment le big bang de la musique et la découverte de ce qu’est un orchestre avec le magnifique In the mood.

J’ai été littéralement fasciné par Strings of pearls et c’était la première fois qu’une musique me donnait le goût du swing avec Chattanooga Choo Choo. J’avais neuf ans et je crois bien avoir usé deux ou trois aiguilles de notre vieux stéréo sur le vinyle que j’ai vu tourner jusqu’à l’hypnose.

Rien n’effacera le souvenir du comédien James Stewart incarnant le musicien qui bouscule les traditions militaires avec son interprétation de St. Louis Blues March, dans un film dédié au musicien décédé à la fin de la seconde Grande Guerre.

Les pièces de ce disque culte (et pas seulement pour moi) seront reprises par un grand orchestre new-yorkais le vendredi 27 avril, dans la grande salle du Théâtre Lionel-Groulx.

Mais qu’est-ce qu’il m’en a fallu du temps pour comprendre que Pensylvania 65-000… c’était un numéro de téléphone. Et pour réserver, il vous suffira de composer le 450-434-4006.

Ne serait-ce que pour le plaisir de Toxedo Junction, soyez-y! Le trombone est roi et les trompettes comme le saxophone autant de reines, le piano est chatouillant tandis que le jazz se consolidait. Mais comment la guerre a-t-elle pu engendrer un rythme aussi vital que Sing, Sing, Sing?

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