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La patère rose et l’autre façon de jouer

(Photo Yves Déry)

La patère rose et l’autre façon de jouer

Musique

La patère rose joue de tout: de la musique, de la comédie, des claviers et des mots comme des notes. Cette formation est sans doute l’une des premières, sinon l’une des rares à s’imposer dans cette nouvelle optique de théâtre musical qui s’avère plus qu’une mode, mais véritablement une autre façon d’amener la musique sur scène.

Elle joue aussi beaucoup sur le charme, cette suave Fanny Bloom (Grosjean de son vrai nom) dont la composition du personnage scénique s’impose parfois au détriment des paroles, quoique sans véritable dommage parce que c’est alors leur aspect ludique et sonore qui agit.

Il faut savoir que la voix de la chanteuse aux allures de femme enfant est très haute et qu’elle voltige sur la mince ligne entre raillerie et séduction, ce qui contribue à une personnalité scénique captivante.

Musicalement, c’est de l’électro pop vraiment très créative avec les deux acolytes de la belle, nommément Roboto (Thomas Hébert) et Kilojules (le DJ Julien Harbec) respectivement aux claviers ainsi qu’à la batterie et aux échantillonnages, des musiciens qui se sont d’abord connus au cégep de Sherbrooke, en 2003, alors que les deux gars sévissaient dans la formation Mister Valaire, mais qui sont finalement devenus La patère rose, en 2008, dans la foulée de Cégeps en spectacle et en continuité vers les FrancoFolies.

Le texte et la musique procèdent de toute évidence de la même naissance, ce qui résulte en des pièces uniques que la chanteuse rend avec une juste émotion visiblement partagée par des spectateurs très enthousiastes. La créativité est dans chaque souffle et il faut souligner la pertinence musicale des deux accompagnateurs quelque peu éclipsés sur scène par la flamboyante Fanny Bloom.

Vous aurez deviné que leurs vidéoclips, dont Pacemaker se situe dans le Top 5 francophone de MusiquePlus, sont tout aussi éclatés, colorés et empreints de cette énergie contagieuse du trio, une essentielle synergie que la foule de l’église Sacré-Cœur partageait pleinement, vendredi dernier, au fil d’un spectacle peut-être un peu court, mais certainement très entraînant.

Ce fut donc un spectacle révélation comme on les souhaite dans cette formule cabaret du Théâtre Lionel-Groulx, justement destinée à ces innovations artistiques qui s’abolissent trop souvent entre les cafés collégiens et les grands auditoriums.

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