- PUBLICITÉ -
Maison des jeunes des Basses-Laurentides, apprentissage musique, Marie-France-Lantin, Bernard Racicot, outil d’intervention, Sainte-Thérèse

Marie-France Lantin et Bernard Racicot pilotent un projet musical, à la Maison des jeunes des Basses-Laurentides. (Photo Claude Desjardins)

La musique comme un outil

À la Maison des jeunes des Basses-Laurentides

Bernard Racicot et Marie-France Lantin sont tous deux intervenants à la Maison des jeunes des Basses-Laurentides. Ils cultivent aussi une passion commune pour la musique, ce qui n’est pas du tout incompatible avec leur boulot.

Bien au contraire puisque, plusieurs fois par semaine, dans les locaux de la rue Saint-Lambert, à Sainte-Thérèse, ils accueillent un groupe de jeunes avec qui ils font résonner une kyrielle d’instruments. On s’y amuse ferme, mais on travaille très fort, d’autant plus qu’on se risque parfois au jeu de la création. On pousse, on tire, on cisèle, on peaufine, jusqu’à faire émerger du néant des chansons qui n’auraient pu exister autrement.

Des liens et des valeurs

Ils sont sept ou huit jeunes à participer régulièrement à ces ateliers qui s’inscrivent dans une démarche englobant des valeurs de développement chères à ceux qui les encadrent: comme la persévérance, le travail d’équipe, l’estime de soi, le dépassement et le sentiment d’accomplissement, énumèrent les deux animateurs, qui disposent alors d’une fenêtre maximale de cinq ans avec chacun de leurs protégés, puisqu’il faut avoir entre 12 et 17 ans pour fréquenter les lieux.

«On prend les jeunes là où il sont rendus et on les amène le plus loin possible», indique Bernard Racicot, qui présente la musique comme un outil permettant de développer un lien solide avec ceux-ci. «Un jeune peut arriver et montrer un talent pour jouer du piano en solo. Son défi sera d’apprendre à jouer en groupe», suggère l’intervenant, à titre d’exemple.

Un autre peut arriver avec le simple désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Les autres devront alors l’aider. On pousse, on tire. Il y a parfois des conflits à gérer. Des solutions à trouver. Ça fait partie d’un grand tout qui s’appelle la vie en groupe.

«On donne des cours pour chacun des instruments, enchaîne Marie-France Lantin. On monte des spectacles. On a enregistré une chanson, on a fait un vidéoclip et, présentement, on travaille sur un projet de création. On compose avec eux et, jusqu’ici, on a fait trois chansons.»

Voilà ce dont nous vous parlions plus haut et qui occupe le temps et les esprits de tout ce beau monde. «On baigne là-dedans. Les jeunes sont vraiment excités de voir leurs chansons prendre forme», indique Marie-France, qui les aide aussi à travailler leurs techniques vocales (c’est son principal instrument), bien que tous les deux (elle et Bernard) soient multi-instrumentistes, donc taillés sur mesure pour ce genre d’exercice.

Patience et longueur de temps

Une chanson peut mettre plusieurs mois à trouver sa forme définitive, tout comme elle peut émerger de façon spontanée et se donner des allures d’achèvement en une seule soirée. C’est la magie du processus de création. «Une fois qu’on aura une version définitive, on enregistrera un démo. Ensuite, on ira dans un studio professionnel, où on pourra pousser la chose encore plus loin, au niveau du son et des arrangements», expose Marie-France.

Évidemment, on pense à un éventuel lancement, sans fixer de date, d’abord parce que toute chose demeure encore incertaine, avec la pandémie, mais aussi parce qu’on est davantage dans un contexte d’intervention que dans une dynamique de production, avec une tombée et le stress qui vient avec.

Chose certaine, ce projet musical aura été une manière inespérée, pour les participants, de passer à travers cette période difficile que nous n’avons pas encore fini de vivre. «Quand on est plus âgé, notre vie est pas mal bâtie. Quand tu es jeunes, tu installes tes repères, tu fais des rencontres importantes. Les jeunes sont privés de cela depuis une an», philosophe Bernard, qui leur tend l’apprentissage de la musique, moins comme une bouée de sauvetage qu’un outil d’évolution.

Quand l’exemple vient… d’à-côté

Dans tout ce processus de création musicale, les jeunes émules de Marie-France Lantin et Bernard Racicot ont un exemple de réalisation sous leurs yeux puisque leurs mentors ont tout de même fait un bout de chemin dans la musique professionnelle.

Ils bossent ensemble à la Maison des jeunes depuis  2018 (Bernard a été le superviseur de stage de Marie-France) et leur connivence artistique n’a pas mis de temps à s’établir. Au printemps 2019, ils se sont mis à composer des chansons dont un premier titre, Perfect, est sorti en novembre dernier, un enregistrement qui donne à entendre la très jolie voix de Marie-France, qui donne allègrement dans le R&B soul, ce qui se trouve tout de même à bonne distance de la folk ou du country qui teinte l’univers musical de Bernard, lui qui transporte tout de même trois albums dans sa besace.

Quoi qu’il en soit, leur complicité est solidement établie et Bernard ne cache pas qu’il souhaite travailler à mettre en évidence le talent de Marie-France. Un clip a aussi été réalisé (avec Perfect) et le duo prépare un micro album (dont les composantes seront d’abord lancées à la pièce) sur lequel on entendra aussi des chansons en français.

Ils sont aussi actifs sur les réseaux sociaux, où ils présentent leurs chansons, de même que des interprétations. On pourra aussi les voir sur scène, l’été prochain, dans le cadre des spectacles présentés en plein air, au centre-ville thérésien.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

Concours

Concours IGA Daigle
- PUBLICITÉ -
Top