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La Bottine italienne

(Photo Pierre Latour)

La Bottine italienne

Yves Lambert et Marco Calliari

Les chemins étaient coulants, entre Noël pis le jour de l'an, à cause de la giboulée des derniers jours, mais ça a pas empêché le bon peuple de mettre son parka, après souper, pour sauter dans le char avec la parenté, pis grimper au Théâtre Lionel-Groulx pour entendre les musiciens qui gravitent autour de Yves Lambert et Marco Calliari jouer dans leurs deux folklores, québécois et rital, tout ça pour faire tonner l'esprit du temps des fêtes sur les villageois en liesse.

Pour ceux qui viennent d’arriver, d’abord bonne année! Faisons les choses en ordre. Et pour ceux qui l’ignorent encore, sachez que ce spectacle sévissait précisément le dimanche 27 décembre de l’an dernier (j’vous dis que le temps passe vite!) et qu’il résulte d’une récente alchimie entre le Bébert Orchestra (Yves Lambert étant l’ex-chanteur de la Bottine Souriante) avec Marco Calliari. Ils en étaient à leur troisième prestation conjointe, incluant les deux familles d’une dizaine de musiciens, dont une musicienne.

Et puisqu’on en parle, il s’agissait de Lisandre Champagne, à la trompette, qui donnait beaucoup d’amplitude aux lignes mélodiques, tandis que la complicité entre ledit Bébert et l’ami Marco ajoutait une plus value à un spectacle déjà fort sympathique.

Et ça swignait sur un temps rare avec un accordéon qui chauffait comme un buck stove rempli de bûches d’érable, et puis qui d’autre qu’Yves Lambert pourrait soulever une salle avec une bombarde?

En fait oui, il y en avait un autre pour faire lever la salle et c’était l’auteur de Che la vita qui faisait valser le paroissien et sa fiancée dans l’un de ces beaux moments d’émotion qui alternaient avec les gigues intempestives sur des mélopées rythmiques absolument démoniaques.

Des rythmes d’enfer, monsieur le curé… vous auriez aimé ça!

Sans se faire moralisateur, admettez qu’il y avait de quoi fermer la gueule à quiconque considère le québécois de souche tel l’atome d’un clan xénophobe, parce qu’un tel amalgame culturel n’en était que plus québécois en actualisant ces influences musicales dans un bon vieux rigodon avec des chansons à répondre… même en italien.

Florence K., c’est à voir, ce 15 janvier.

Elle fut l’une de nos plus belles surprises lors de son premier passage au Théâtre Lionel-Groulx, parce que c’est vraiment sur scène et avec ses musiciens que Florence K. se révèle pleinement comme musicienne et chanteuse. C’est un spectacle sans artifices, mais musicalement il s’agit de l’une des prestations les plus impressionnantes sur la scène québécoise.

Salsa ou jazz cubain, tout comme le blues et la rumba s’enchaînent avec un brio à vous en tirer des exclamations, parce que la fille de Nathalie Choquette a toujours été entourée de musiciens, dont elle semble n’avoir gardé que les meilleurs pour faire sa route.

Et puis ce ne serait pas correct de mentionner le nom de Nathalie Choquette sans vous préciser que la dame viendra présenter son spectacle intitulé La Diva, World tour in Quebec, le 14 février. Est-il nécessaire de préciser que c’est aussi le jour des amoureux?

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