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Knapik-Brousseau : en avant la musique!

Michel Brousseau et Maria Knapik entraînent le public dans un parcours éclectique, de l’opéra à Broadway.

Knapik-Brousseau : en avant la musique!

L’arrivée de celui que l’on attendait depuis longtemps, désespérément pour certains, à savoir le printemps, coïncidait de jolie façon avec le plus récent concert des Chanteurs de Sainte-Thérèse.

Intitulé Les voix du printemps, ce concert tout particulier se déroulait en formule duo avec, au piano, le directeur artistique Michel Brousseau, et à la voix, la soprano Maria Knapik. L’événement, qui avait lieu le 9 avril dernier au Centre culturel et communautaire Thérèse-de-Blainville, se voulait à la fois un rassemblement musical et un concert bénéfice au profit de l’ensemble choral.

Car il faut bien, comme l’affirme la présidente des Chanteurs de Sainte-Thérèse, Louise Lalonde, dans une brève allocution, se plier à ses obligations financières pour assurer la survie du chœur, d’ailleurs fondé en 1961.

Une soirée ludique

Après avoir exprimé sa gratitude aux amis, commanditaires et mécènes qui l’aident à y arriver, Louise Lalonde nous promet une «soirée plutôt ludique», durant laquelle Brousseau et Knapik nous entraîneront dans un parcours éclectique, de l’opéra à Broadway.

La présidente s’efface alors pour céder le micro à la soprano Maria Knapik, qui fait son entrée, rutilante de paillettes. À ses côtés, Michel Brousseau se fait tout aussi élégant, vêtu d’un tuxedo. Sans préambule, ils attaquent O mio babbino caro de Puccini, toute en fluctuations et nuances, les éclats et la douceur se côtoyant harmonieusement.

Sur le piano habile de Brousseau, dont les notes se font tour à tour cristallines et sautillantes, délicates ou dramatiques, urgentes ou langoureuses, la voix pleine et malléable de Maria Knapik s’envole dans l’espace, se pliant sans effort à tous les caprices des mélodies de Chopin, Dvorak, Strauss ou encore Webber. Avec ses gestes larges, ses expressions faciales exacerbées et la musique en elle-même, Maria Knapik prouve une nouvelle fois que la musique est un langage universel.

En effet, nul besoin de s’y entendre en polonais pour ressentir le désarroi d’une mère et la langueur de sa fille dans ce dialogue Piosnka liteswska, ou le désir passionné du couple d’amants de Moja pieszczotka. De même, pas besoin de comprendre l’anglais pour être touché par la mélancolie de Memory, tirée de la comédie musicale Cats, ni l’italien pour apprécier la rêveuse et fantaisiste Il bacio de Luigi Arditi.

Quelques surprises

Le concert recèle également quelques surprises, alors que Michel Brousseau met en scène un voyage dans le temps où, incarné par son talentueux fils Sachel, également pianiste, il raconte un épisode marquant de son cheminement musical. Le public peut aussi se mettre sous la dent un extrait du prochain concert à grand déploiement des Chanteurs de Sainte-Thérèe, soit le Magnificat de John Rutter, les choristes présents dans la salle se joignant à Brousseau et Knapik le temps d’un morceau très prometteur dont Knapik souligne la magie et la puissance.

Mais outre les prestations musicales, on retient également de ce concert la passion, la chaleur emphatique de Maria Knapik pour son art et la complicité manifeste quand elle et Brousseau interagissent ou s’adressent au public, mais aussi le dévouement et la force des liens qui unissent les membres de la chorale.

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