- PUBLICITÉ -
Jeunesse déchaînée pour Loud Lary Ajust et Dead Obies

Les six musiciens de Dead Obies ont attiré une centaine de jeunes jeudi soir dernier

Jeunesse déchaînée pour Loud Lary Ajust et Dead Obies

C’est à croire que toute la jeunesse de Sainte-Thérèse s’était donné rendez-vous au bar Le Cha Cha, jeudi soir, tant l’ambiance y était survoltée. Les responsables? Les deux groupes de rappeurs en vedette: Loud Lary Ajust et Dead Obies.

Inactifs, ces jeunes? Certes pas. Il fallait les voir danser, ou plutôt sauter, les bras dans les airs, à chacune des chansons des deux groupes qui se sont succédé sur la petite scène.

Cette soirée bien animée a commencé avec la prestation du groupe Loud Lary Ajust, dont les trois membres se nomment justement Loud, Lary et Ajust. Facile à retenir, non? Ce groupe montréalais mène depuis quelques années une belle carrière musicale dans le domaine du rap.

Assurant la première partie du double programme de la soirée, ils ont offert près d’une dizaine de chansons tirées de leur album Gullywood, un nom faisant référence à ce qui est sale, brut, urbain et l’univers hollywoodien.

Leurs chansons aux paroles crues et dénonciatrices de la culture populaire semblent toutefois plaire à la génération Z. Dès le premier extrait présenté, la foule était en délire devant ces «rappeurs de hipster».

Depuis la sortie de leur premier album en 2012, ils se sont produits aux FrancoFolies de Montréal, à Osheaga, au Festival d’été de Québec, en 2013, ainsi qu’au Festival de musique émergente, l’année précédente, ce qui a sans doute contribué à bâtir leur réputation et à susciter l’engouement.

Il faut dire que la partie sonore se révèle fort intéressante et soutient somme toute assez bien les textes parfois provocateurs. On peut en dire autant à propos du groupe Dead Obies, qui était impatiemment attendu en deuxième partie.

Ce groupe montérégien, composé de MCs Snail Kid, 20Some, Yes Mccan, O.G. Bear et RCA, est en fait classé au rayon du post‑rap. Sur Montréal $ud, leur album fraîchement sorti, où les genres musicaux et la triplicité des langues se côtoient, on y entend là encore les échos de la dégénérescence urbaine.

Mais leur discours parfois cynique semble plaire. Ils ont été l’un des Coups de cœur francophone 2013 remarqués en novembre dernier. Leur passage à Sainte-Thérèse, jeudi dernier, a fait déplacer pas moins d’une centaine de jeunes.

Après leur prestation, les commentaires élogieux fusaient. «Ce sont mes deux groupes préférés. Je suis leur fan depuis quatre ans et c’est la 5e fois que je les vois. J’ai vraiment passé une belle soirée», a laissé savoir Antoine, l’un des spectateurs.

«Ils sont complètement malades», a pour sa part lancé Marie‑Ève, juste après la dernière chanson de Dead Obies qu’elle avait vu à leur lancement de disque.

Le propriétaire des lieux, Dino Delli Faine, se réjouit de l’ambiance électrique qui régnait dans son bar jeudi. Cet automne, il a décidé d’inscrire le nom de son établissement comme salle de diffusion de spectacles pour le programme Scène 1245 d’Odyscène. On y présente deux spectacles par mois, ce qui donne une visibilité à son bar en plus d’attirer des clientèles diversifiées. «Ça amène beaucoup de monde dans le centre-ville de Sainte-Thérèse», affirme‑t‑il.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top