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Isabelle Boulay: la musique du cœur

Avec sa voix profonde et son interprétation magistrale, Isabelle Boulay transporte le public ailleurs.

Isabelle Boulay: la musique du cœur

La scène est plongée dans la pénombre. Un faisceau unique l’illumine alors, révélant la présence de la chanteuse à la chevelure de feu.

Les musiciens entrent discrètement, prennent place pour un début guitare-voix tout en douceur, sur les paroles de la chaleureuse et réconfortante L’amitié. La seconde pièce, Les grands espaces, révèle une plateforme et un écran, le tout baigné d’un éclairage élégant et précis. Au centre, Isabelle Boulay esquisse des pas de danse, se penche vers le public pour le mettre dans la confidence. Ainsi s’amorçait son passage au Théâtre Lionel-Groulx le 31 mars dernier, prémisse à un concert généreux et lumineux.

Car l’artiste est venue pour nous faire voyager au cœur des grands espaces, «ceux du dehors comme du dedans», des paysages et des horizons, mais aussi du cœur. Les yeux fermés, elle s’agite sur le rythme gitan d’une Fin octobre, début novembre imagée, très belle, avant de passer à une Souffrir par toi n’es pas souffrir, plus sombre, mais indéniablement teintée de country.

Ce même genre musical, qui a bercé son enfance et toute sa vie, elle le nomme le «pays de la musique du cœur et de la dignité humaine». Elle nous le fera visiter de fort belle manière, avec classe, avec intensité, mais aussi avec humour.

Partageant anecdotes et réflexions, prenant le temps de s’adresser aux spectateurs, articulée et posée, Isabelle Boulay crée un lien solide avec ceux-ci, qui boivent ses paroles. Ces nombreuses interventions parlées, souvent longues, ne ralentissent étonnamment pas le rythme du concert tant elles sont bien intégrées à la mise en scène. Et le plus important, elles ne prennent pas non plus le dessus sur la musique.

La voix d’Isabelle Boulay, profonde, aux nuances subtiles et à la maîtrise totale, fait effectivement rêver de grands espaces. Jumelée à son interprétation magistrale, elle nous transporte ailleurs, nous fait voir les mots en images d’une clarté limpide. Qu’elle nous propose des «chansons d’homme», chansons d’amour (émouvante et magnifique Jenny, empruntée à Richard Desjardins) ou chansons d’ouvrier (Ô Marie de Daniel Lanois, percussive et envoûtante), ou des classiques country Québécois (Guitares et Cadillacs, Un amour qui ne veut pas mourir, Mille après mille), on la suit sans hésiter, la laissant nous guider à travers ces paysages que l’on devine faisant partie intégrante de son être. Entourée d’un orchestre complice, en français comme en anglais, alors qu’elle y va de «chansons de légende interprétées par des légendes» (Patsy Kline, Elvis Presley, Etta James), de «bijoux précieux» (la délicate Dis, quand reviendras-tu? de Barbara) ou qu,elle revisite son propre répertoire, Isabelle Boulay s’offre et nous offre des beaux moments comme autant de cadeaux.

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