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ImproMétrages: génération spontanée

La joyeuse bande des Soirées ImproMétrages

ImproMétrages: génération spontanée

J’étais plutôt intriguée lorsque je me suis installée, le 24 avril dernier, à une table du cabaret Fan Club de Sainte-Thérèse.

En effet, je m’apprêtais à assister pour la première fois à une soirée ImproMétrages, bien qu’il s’agissait de la troisième édition de ces dites soirées. Les ImproMétrages, comme leur nom l’indique, mêlent improvisation et septième art dans une formule originale et divertissante au possible.

Sous l’égide du directeur de plateau Dominique Jacques, les trois comédiens-maison, Cynthia Bourgeois, Steeve Munger et Caroline Roberge, s’allient aux invités spéciaux Marc St-Martin et Simon Rousseau ainsi qu’au musicien Stéphane pour se lancer sans filet dans des acrobaties improvisatrices. Différents jeux aux multiples contraintes sont proposés aux «imprométreurs», basés sur des extraits vidéo ou des suggestions du public.

Le plateau nu s’anime, alors que les comédiens piochent dans une réserve de costumes et d’accessoires, créant ou recréant spontanément des scènes de films. Ainsi, les imprométreurs sont invités, par exemple, à rejouer une même scène à plusieurs reprises et de différentes manières, soit celle d’une comédie musicale, de Michel Tremblay, d’un film pour enfants ou encore de Marcel Pagnol.

Voir une créature extraterrestre s’extraire du ventre d’un convive lors d’un repas à la manière d’une émission de cuisine ou encore cette scène mythique de la poterie dans Mon fantôme d’amour à la manière de la WWF, c’est plonger avec joie dans l’absurde grâce à la créativité sans limite de ces «cascadeurs de l’improvisation», comme les appelle avec raison Dominique Jacques.

Tout est possible lors des ImproMétrages, même une improbable rupture amoureuse entre Ace Ventura et Mary Poppins, une confrontation impliquant Ding et Dong et l’Incroyable Hulk dans une salle de quilles, voire une version digne de Broadway de La planète des singes. On peut également assister, dans le jeu «la scène coupée», aux étapes qui ont mené à la construction du tunnel dans À l’ombre de Shawshank, puis à l’hilarante réunion des ingénieurs à l’origine du robot de 2001 : Odyssée de l’espace.

Le public est également mis à contribution pour les jeux «la bande annonce» et «le film du public», où les imprométreurs doivent créer de toutes pièces des scénarios à partir de personnages, lieux et situations conflictuelles imaginées par les spectateurs, générant les jeux de séduction entre Joe la Plune et Manon la commis-comptable dans Zizanie au Lac à la Tortue.

En fin de soirée, pour l’un des jeux les plus drôles et réussis, les imprométreurs doivent recréer en doublage les dialogues de deux extraits, présentant sous un jour inédit les films Les pages de notre amour et Brokeback Mountain.

Les Imprométrages, c’est un feu roulant, un véritable tour de force de créativité, de réflexes et d’écoute. Il est réjouissant d’assister à ce spectacle où les lieux, les personnages et les actions sont le fruit d’une sorte de génération spontanée, créés dans l’instant présent, sans préméditation, sans répétitions. C’est la spontanéité à l’état pur, portée à bout de bras par des comédiens n’ayant pas froid aux yeux et se prêtant corps et âme au jeu, dans tous les sens du terme.

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