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Humour: sur la planète de Réal Béland

Dans Une autre planète

Humour: sur la planète de Réal Béland

De passage au Théâtre Lionel-Groulx, pas très loin de chez lui, l’humoriste Réal Béland présentait son dernier opus, Une autre planète, samedi dernier.

C’est devant un public conquis d’avance qu’il retrace sa naissance et son enfance, révèle quelques aspects de sa vie de famille, redonne vie à ses bien‑aimés personnages de M. Latreille, Madame Sexe et le King des Ados.

Grâce à cet appui inébranlable des spectateurs, l’humoriste échevelé a su générer bien des éclats de rire avec des textes aux gags parfois éculés ou manquant de finesse. Avec la participation de la firme Moment Factory pour l’aspect visuel et interactif, un titre prometteur et la réputation de Réal Béland, on pouvait s’attendre à des sommets d’humour absurde et déjanté. Mais malgré les qualités d’improvisateur et la personnalité de Béland, généreux et sympathique au possible, l’ensemble aurait eu besoin d’une étincelle pour réellement briller.

La soirée débute avec une projection relatant la naissance et l’enfance de «l’homme aux cheveux en tempête», avec témoignages d’experts pour analyser l’existence de celui qui a toujours eu l’impression d’être un extraterrestre. Il nous invite ainsi à partager son univers, qui recèle de drôles de personnages et des réflexions personnelles inusitées.

Lorsqu’il n’incarne pas un personnage, il est beaucoup question de nostalgie, celle qui fait rouler l’économie en ressuscitant les choses du passé, celle des choses récentes ou encore celle générée par les musiques, les goûts, les sons.

Dans cette veine, il se fait «le Gregory Charles des thèmes de télé» pour un long segment où il prend les demandes spéciales du public, poussant la note avec les chansons thèmes de Goldorak, Démétane et autres Souris verte. Ce faisant, il titille la fibre nostalgique des plus âgés du public, mais fait aussi rigoler les plus jeunes par son jeu physique et intense.

Il est également question de paternité (l’humoriste est père de quatre filles, «deux biologiques et deux Asiatiques») et d’une réflexion sur le sens de l’humour de Dieu, où il extrapole sur différents maux et traits physiques qui lui semblent le comble de l’absurde.

Le public fait ensuite connaissance avec l’hypnotiseur Messkurtz, dans un numéro où Réal Béland se moque des spectacles de mentalistes en imitant à la perfection le ton grave de ceux‑ci, sur fond de musique dramatique.

Le King des Ados est accueilli avec bonheur, apparemment devenu jeune adulte et courtier immobilier… Sa vraie nature revient cependant très vite, pour le grand plaisir du public qui savoure son abus du mot «sérieux».

Mais c’est le personnage de M. Latreille qui procure l’un des meilleurs moments du spectacle avec un appel téléphonique en directà une personne suggérée par le public. L’interaction entre Béland et sa «victime» est savoureuse, les deux se relançant longuement avec un égal sens de l’humour et de la répartie. C’est un moment presque magique, qui rachète le niveau de certains gags et sketches.

Si, avec ce nouveau spectacle, Réal Béland ne nous amène pas exactement sur une nouvelle planète, on peut tout de même compter sur lui pour une soirée somme toute vraiment sympathique.

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