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Hugo Lapointe: avec un grand A

Hugo Lapointe chante l’amour au cabaret de l’église Sacré-Coeur

Hugo Lapointe: avec un grand A

Les soirs se suivent, mais ne se ressemblent pas, au cabaret de l’église Sacré-Cœur. Au lendemain d’un concert animé de la poésie éthérée d’Ingrid St-Pierre, la salle vibrait au son de celle, plus concrète et prosaïque, d’Hugo Lapointe.

Un public prêt à fêter, expressif et chaleureux, s’y massait en grand nombre, en cette soirée du 8 décembre dernier. Un public composé de ses fans bien à lui, qui semble ne jamais avoir eu de mal à demeurer hors de l’ombre de son frère.

Hugo Lapointe cumule ainsi trois albums (Célibataire, La trentaine et un éponyme) et de nombreux succès radio, dont il a effectué un généreux tour d’horizon, accompagné sur scène des musiciens Jean-François Demers et Patrice Gosselin, ses complices depuis 2004.

On le découvrira bien vite, l’amour est le sujet de prédilection d’Hugo Lapointe. Avec sa plume terre à terre, il évite les tergiversations et va toujours droit au but, dépeignant surtout ses mauvais souvenirs amoureux, dans des pièces teintées d’amertume telles Que tu m’aimes trop, Après ton départ et Malheureux. Il dédie d’ailleurs «à tous les cocus de la terre» la toute première chanson qu’il ait écrite, prélude à son succès Célibataire, avant de les offrir toutes deux à l’auditoire.

Dans les chansons d’Hugo Lapointe, qu’il livre avec sa voix légèrement éraillée,  il y a la femme de sa vie et la mère de ses enfants, mais il y a souvent une blonde menteuse et infidèle, une insensible, une castratrice. On y trouve également le gars qui prend position et décide que c’en est trop, celui qui a peur de l’engagement, et celui qui reste plein d’espoir face à son avenir amoureux.

Il amorce d’ailleurs le concert par Avec toi je ne m’aimais plus, écrite par Luc De Larochellière, avant d’entamer sans transition Cœur de pierre, deux pièces qui illustrent justement ce désir de croire en l’amour envers et contre tout. Le public bat d’emblée la mesure, criant spontanément son appréciation pour les sonorités tantôt country-folk, tantôt latines, rock ou jazzées.

La seconde partie du concert se prête d’ailleurs très bien à ces manifestations du public, les morceaux se faisant plus enjoués, avec des textes à saveur humoristique comme Dorianne, Les allumeuses ou encore Laisse-moi lousse, durant laquelle les spectateurs sont invités à jouer les percussionnistes.

Ces derniers, plutôt dissipés en accord avec l’ambiance décontractée de la soirée, réclament avec force Le train, pièce ensoleillée et positive sur l’avenir et le couple, qui leur est accordée de bonne grâce. On a également droit à quelques relectures, dont une étonnante version de Je pensais pas, de Daniel Lavoie, et une Frigidaire empruntée à Tex Lecor.

Le concert s’achève sur une touchante primeur, chanson écrite par Alexandre Poulin, dénonçant au «je» les conséquences de l’alcoolisme (Hugo Lapointe étant porte-parole pour la Maison Carignan), avant de se terminer sur une note des plus festives avec la 23 décembre de Beau Dommage, pièce rassembleuse s’il en est une, qui clôt de belle façon cette sympathique soirée musicale en compagnie d’Hugo Lapointe.

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