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Hommage aux Colocs: les immortels

Photo Pierre Latour:

Hommage aux Colocs: les immortels

La nostalgie et le plaisir étaient certainement au rendez-vous mardi dernier sur la Place du Village. En effet, Joël Poliquin et son groupe de joyeux lurons (Sunny Loiselle, Étienne Bergeron, Francis Gaulin et Luc Tremblay) rendaient hommage à l’immortel groupe Les Colocs.

Avec le soleil encore une fois au rendez-vous, une foule considérable s’était regroupée sur la Place du Village pour accueillir chaleureusement la formation invitée.

En douceur sur le texte de La comète, les musiciens font leur entrée. Ils entament bientôt Passe-moé la puck, déjà accompagnés par les spectateurs qui formeront une belle chorale tout au long du spectacle. Le groupe débute en force, avec une belle énergie festive, «prêt pour faire le party», comme le dit si bien Joël Poliquin.

On s’amuse ferme sur scène ainsi qu’au parterre, avec une Bonyeu et une Dédé rassembleuses. De J’ai mauvais caractère, à saveur blues, au rythme effréné de La traversée qui fait s’agiter les danseurs de chaises, en passant par le country québécois de La rue principale à la finale endiablée, l’ambiance est familière, conviviale, alors qu’enfants, ados, parents et grands-parents reprennent à l’unisson les refrains bien connus.

Ces pièces, à l’instar de Maudit qu’le monde est beau, Pis si ô moins et Julie, rendent bien cette impression de foisonnement éclectique, d’énergie fébrile propre aux Colocs. En fin de concert, Tassez-vous de d’là soulève l’enthousiasme avec ses accents reggae.

Joël Poliquin et sa bande ont choisi les pièces les plus entraînantes des Colocs afin d’offrir un concert estival des plus festifs, joyeux, ensoleillés. Cependant, de la poésie tourmentée d’André Fortin, certains de ses textes les plus touchants ont également su trouver leur place au sein de ce concert. Ainsi, Joël Poliquin y est allé d’une interprétation touchante et sensible des «dix minutes de chef-d’œuvre» de Belzébuth, de même que de Juste une p’tite nuite, avec ses mots à la fois simples et déchirants, désespérés.

En fermant les yeux, on peut presque s’y méprendre. La voix de Joël Poliquin s’apparente véritablement à celle d’André Dédé Fortin, ses inflexions sont reproduites, l’accent du Lac aussi. Sur scène, un esprit de famille rappelant celui qui animait Les Colocs est palpable, beaucoup de mouvement et d’interaction, de complicité, de simplicité.

Il y a deux types de spectacles-hommages. Il y a celui où l’artiste s’approprie l’œuvre, en faisant une relecture pour en quelque sorte l’offrir en cadeau à l’artiste admiré, en gage de son appréciation. Et il y a le concert où le ou les artistes mettent tout en œuvre pour recréer l’atmosphère et la musique, par exemple d’un défunt groupe, afin de faire vivre au public une expérience dont il n’aurait sinon plus l’opportunité de faire partie. Joël Poliquin – Hommage aux Colocs appartient à cette dernière catégorie, faisant revivre pour un moment le regretté Dédé Fortin et ses exubérants Colocs, nous permettant de nous imaginer à l’un de leurs concerts, nous abreuvant de cette énergie contagieuse, enfiévrée, éparpillée, de cette poésie frénétique, angoissée, lumineuse.

Mardi prochain, soit le 19 juillet, la Place du Village s’animera au son de la musique du monde. En effet, la formation H’Sao, constituée de musiciens tchadiens ayant remporté la troisième place aux Jeux de la Francophonie, en 2001, sera de passage en sol térésien. Ses membres nous offriront une musique traditionnelle de leur pays d’origine, à laquelle ils impriment des saveurs soul, jazz ou encore gospel.

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