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Gratien Gélinas, le défricheur

En compagnie du vice-président de la SACO, Alain Goudreau, on reconnaît deux des fils de Gratien Gélinas, Pascal et Yves, de même que sa petite-fille Anne-Marie Sicotte. Devant eux, un buste représentant Bousille (incarné par son auteur), qu’on pourra voir dans le cadre de l’exposition. (Photo Claude Desjardins)

Parmi les objets exposés, ce buste de Gratien Gélinas interprétant le personnage de Bousille, dans la pièce Bousille et les justes. (Photo Claude Desjardins)

Gratien Gélinas, le défricheur

Une semaine pour lui rendre hommage

Fridolin, Tit-Coq, Bousille. Ces personnages ont encore une résonnance puissante et ont participé à la naissance de la dramaturgie québécoise, voire du théâtre canadien, affirment les organisateurs d’un événement consacré à l’œuvre de Gratien Gélinas, un événement qui se tiendra à Oka, du 22 au 29 avril.

La Société Arts et Culture d’Oka (SACO) et son vice-président, Alain Goudreau, sont à l’origine de cet hommage dont on dévoilait les détails, lors d’un point de presse auquel participaient trois membres de la famille de Gratien Gélinas, ses fils Yves (réalisateur et navigateur) et Pascal (cinéaste), de même que sa petite-fille, l’auteure et historienne Anne-Marie Sicotte, qui a notamment publié un ouvrage sur son célèbre grand-père (Gratien Gélinas: La Ferveur et le doute, Montréal, VLB éditeur, 2009).

Une exposition

Celle-ci collabore également à l’exposition qui se tiendra à la chapelle Kateri, de l’église l’Annonciation d’Oka, du 22 au 29 avril. Sous la direction de la muséographe Louise Guillemette, l’exposition s’attardera à l’œuvre théâtrale de Gratien Gélinas et proposera différents objets prêtés par la famille, des photos, des livres et même un buste de Bousille. Il en existe deux exemplaires, l’autre étant exposé à l’école Paul-Le Jeune, de Saint-Tite, d’où Gratien Gélinas est natif. L’exposition, qui fera un survol de sa carrière, pourrait se poursuivre jusqu’en juin, a-t-on appris.

Il faut savoir que Gratien Gélinas a résidé à Oka, de 1942 jusqu’à sa mort, en 1999. Il était venu s’y installer parce qu’il s’était attaché à ce lieu que son professeur au Collège de Montréal faisait visiter ponctuellement à ses étudiants, qu’il conduisait en pèlerinage. C’était un lieu propice à l’écriture et on apprenait que l’auteur se retirait parfois chez les moines trappistes pour créer son œuvre et les grands personnages qui l’habitent.

Des films

Pascal, qui est aussi réalisateur et scénariste, a tourné le seul documentaire existant sur son père, un film intitulé Gratien Gélinas, un géant aux pieds d’argile, qui a remporté le Gémeaux du meilleur scénario documentaire, en 2010. Ce film sera présenté le samedi 28 avril à 20 h, à la salle des loisirs, sise au 174, rue Saint-Jean-Baptiste. Cette projection sera précédée de deux autres films de Pascal Gélinas, Gilles Pelletier, un cœur de marin (jeudi 26 avril) et Huguette Oligny, le goût de vivre (vendredi 27 avril). Le premier était un grand ami de M. Gélinas, alors que Mme Oligny, comme chacun sait, était son épouse.

Des lectures

L’auteure okoise Francine Allard ajoute sa contribution à cet hommage en organisant une soirée de lecture intitulée Fridolinons avec Gratien Gélinas, le dimanche 29 avril, à 19 h, à l’église l’Annonciation d’Oka. On proposera alors un collage d’œuvres théâtrales qui seront offertes par les comédiennes Béatrice Picard et Danièle Panneton, de même que les comédiens Alain Gélinas et Martin Héroux, avec le soutien musical de l’harmoniciste Luc Renaud. C’est l’animatrice Monique Giroux qui se chargera de la narration liant les extraits.

Hier, les enfants dansaient, La passion de Narcisse Mondoux, Tit-Coq, Bousille et les justes, tout comme Les Fridolinades, feront l’objet de ces lectures, autant d’extraits dont Francine Allard souligne le caractère contemporain. «Il avait un regard critique sur tout, autant sur la politique que les relations hommes-femmes. En lisant ses textes, on reconnaît vraiment notre société» , dit-elle.

«Il y a beaucoup d’humour, dans ses textes, mais ce qui est fabuleux avec Gratien, c’est de voir comment il est ancré dans son monde. C’est ce qui le rend universel et intemporel» , de renchérir Anne-Marie Sicotte. Celle-ci n’a pas manqué de rappeler, par ailleurs, que Gratien Gélinas était aussi une sorte d’homme-orchestre puisque l’auteur était aussi le producteur de ses propres pièces, en y investissant son propre argent. «Il prenait des risques, dit-elle, et il était grandement préoccupé par la qualité de ses spectacles. Il voulait offrir des spectacles dignes d’une métropole.»

«Il a été le premier à gagner sa vie uniquement au théâtre, non seulement au Québec, mais aussi au Canada, tout en faisant vivre une famille de six enfants» , faisait aussi remarquer Jacques Gélinas.

C’est donc à un défricheur et un fondateur qu’on rendra hommage, du 22 au 29 avril, et l’on précise que toutes les activités mentionnées plus haut sont offertes gratuitement.

 

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