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Grand spectacle, petite foule

Photo Yves Déry)

Grand spectacle, petite foule

Apadooraï

Les grands explorateurs musicaux de l’ensemble Apadooraï n’auront découvert qu’une petite tribu de mélomanes, lors du récent Beau Lundi d’été de la Ville de Boisbriand, ce qui aura tout de même résulté en un spectacle original pour peuplade avertie.

Ce qu’il y a de particulier avec Apadooraï, c’est que toutes leurs compositions instrumentales procèdent à partir de la musique ancestrale du didgeridoo, ces espèces d’énormes flûtes australiennes dont les différentes configurations donnent des sons qui semblent parvenir des profondes cavernes.

Pour soutenir cette mélopée que Julien Fréchette et Rodolphe Gagnon produisent en soufflant dans un tronc d’eucalyptus creusé par les termites, il y avait Sylvain Plante à la batterie et Dany Nicolas, à la guitare comme au banjo.

Ils ont déjà produit un disque de cette techno instrumentale intitulé Kinda Roots. Vous pouvez vérifier votre engouement pour la chose sur MySpace, mais c’est pour public ouvert d’esprit, puisque nombreux sont ceux qui ont plié leur chaise avant la fin de l’heure.

Ce spectacle aura aussi permis de mesurer toute l’ampleur de l’écho sur les bungalows voisins, une réverbération forte jusqu’à donner l’impression d’entendre deux fois le spectacle avec une seconde de décalage.

Ce fut au demeurant un grand spectacle de découvertes pour une petite foule d’érudits, ce qui ne devrait toutefois pas décourager l’originalité de choix de l’équipe culturelle.

Juan Sebastian Larobina, le 2 août

L’originalité n’est pas payante pour des spectacles grand public, mais gageons que les Boisbriannais seront tout de même nombreux à prendre place dans le parc Claude-Jasmin, lundi prochain, pour y entendre Juan Sebastian Larobina, qui propose un intéressant métissage entre son Argentine natale, son engouement pour le Mexique et sa Gaspésie d’adoption.

C’est en fait aux îles de la Madeleine que le folklore du nord s’imposera à son esprit et dans ses compositions, la bombarde courtise la flûte, tandis qu’à la guitare acoustique se superpose l’électrique.

Il s’exprime bien évidemment en français, il est installé au Québec avec sa famille depuis 1997, mais ses compositions sont en espagnol et son disque Norte-Sur témoigne d’une recherche personnelle maintenant bien consolidée, qui résulte en des musiques très fortes et vraiment expressives.

Rappelons que c’est au 305, chemin Grande-Côte, tout juste derrière l’église Notre-Dame-de-Fatima. La représentation de 60 minutes débute dès 19 h 30 et l’on se transporte à la Maison du citoyen en cas de pluie, au 955, boulevard de la Grande-Allée, bien évidemment à Boisbriand.

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